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Il y a un an, la cour criminelle des Bouches-du-Rhône lui avait accordé le bénéfice de l’altération du discernement en raison de sa bipolarité et la peine avait été limitée à 12 ans de réclusion.
La cour d'assises d'appel des Alpes-Maritimes a considérablement alourdi la peine d'un psychiatre hospitalier marseillais, condamné vendredi à 20 ans de réclusion pour des viols et une agression sexuelle sur quatre patientes. Il y a un an, la cour criminelle des Bouches-du-Rhône lui avait accordé le bénéfice de l'altération du discernement en raison de sa bipolarité et la peine avait été limitée à 12 ans de réclusion.
Le parquet, qui avait requis 18 ans de réclusion en première instance, avait fait appel. Et cette fois, l'avocate générale, Vinciane de Jongh, a requis la peine maximale de 20 ans de réclusion, faisant valoir que le mode opératoire bien rodé du prédateur et la perversité du piège qu'il tendait à ses victimes n'étaient pas compatibles avec une altération du discernement. Petit homme de 53 ans, crâne lisse et lèvres serrées, en détention depuis 2020, Marc Adida a toujours contesté les faits, malgré les témoignages concordants des plaignantes et d'autres patientes n'ayant pas porté plainte ou encore les messages dont elles avaient gardé la trace.
Viols sur trois patientes et une agression sexuelle sur une quatrième
Psychiatre au sein de l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, à l'hôpital Sainte-Marguerite, ce praticien a été condamné pour des viols sur trois patientes et une agression sexuelle sur une quatrième. Atteintes de bipolarité, de schizophrénie ou dépressives, ces femmes particulièrement fragiles ont toutes évoqué devant les enquêteurs et au premier procès un état de sidération qui faisait d'elles des «marionnettes» aux mains de leur médecin.
En mars 2013, il avait été hospitalisé d'office après un épisode maniaque au cours duquel il avait tenté d'étrangler son épouse d'alors. Mais il avait été déclaré apte à reprendre son activité de psychiatre à ce moment-là et une nouvelle fois en 2016, après une première plainte pour viol d'une patiente qui s'était finalement rétractée. Assortie d'une période de sûreté des deux tiers, sa condamnation inclut aussi une interdiction définitive d'exercer la médecine.


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