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Le projet de loi 23 du Parti vert visant à garantir aux Néo-Brunswickois le droit à un environnement sain a été défait jeudi à l’Assemblée législative.
Présentée en première lecture en décembre 2025, la Loi concernant le droit à un environnement sain a été défaite par l’ensemble des élus libéraux et progressistes-conservateurs.
Il s’agissait de la nouvelle mouture d’un projet de loi présenté par le chef des verts, David Coon, adopté en mars 2025 et étudié en comité parlementaire l'automne suivant.

Le ministre de l'Environnement, Gilles LePage. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Selon le ministre de l’Environnement, Gilles Lepage, les modernisations de Loi sur l’assainissement de l’eau et la Loi sur l’assainissement de l’air suffiront à offrir les protections souhaitées par le Parti vert.
C’est ma position, a-t-il déclaré lors d’une mêlée de presse avant que la proposition des verts ait été défaite. Le travail qu’on a commencé et qu’on a continué, et c’est les commentaires qu’on a entendus depuis les quatre ans que je patauge dans le domaine de l’environnement, il est clair et précis, on sait ce qu’il faut faire comme changements et c’est ce que l’on attaque continuellement.
Vendredi, la première ministre Susan Holt a abondé dans le même sens que son ministre et indiqué que le projet de loi 23 ne s'inscrivait pas dans le cadre législatif de la province.
Nous pensons qu’un projet de loi écrit en isolation doit s’intégrer aux lois du gouvernement et s’inscrire dans le cadre législatif en place et donc il y avait des inquiétudes techniques avec le projet de loi.
Déception au Parti vert
Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, était visiblement déçu par l'issue du vote de jeudi.
Ça fait trois fois que nous présentons ce projet de loi dans une version ou une autre, a-t-il déploré. Il est important parce que la santé des gens est mise en danger à cause de contaminants. Les forêts sont dégradées et on voit les impacts du changement climatique comme jamais auparavant. Il est temps que les citoyens aient le pouvoir de réellement faire respecter leur droit à un environnement sain.

Une photo de David Coon, dans la salle de comité, tenant dans ses mains son projet de loi. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Or, pour M. Coon les Néo-Brunswickois sont aujourd’hui complètement dépendants de ce que fait le gouvernement, qui est assujetti aux pressions de lobbies d’entreprises comme Irving.
Si son projet de loi était réellement problématique, ses collègues à l’Assemblée législative auraient pu décider de le faire amender plutôt que de simplement le défaire, ajoute le député de Fredericton-Lincoln.
Invité à réagir à la décision, l'organisme Poumon NB a aussi dit être déçu par le gouvernement de Susan Holt.
Poumon regrette que le projet de loi n° 23, Loi concernant le droit à un environnement sain, n’ait pas été soumis à la troisième lecture, car nous croyons que les Néo-Brunswickois méritent les mêmes droits que les habitants d’autres régions, comme l’Ontario, peut-on lire dans une déclaration envoyée par courriel.
Des citoyens inquiets
D’après l’organisme, il est clair que de nombreux citoyens sont interpellés par cet enjeu.
Ils étaient plusieurs à s’être rendus à l’Assemblée législative jeudi afin d’écouter les débats précédant le vote.
C’est notamment le cas de la Dre Renée Turcotte, présidente de la section néo-brunswickoise de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement.
C’est important pour la santé de tout le monde, des enfants, des aînés, des femmes enceintes, des bébés, a expliqué la retraitée quelques instants avant le vote. On a le droit d’avoir un environnement qui n’est pas pollué, qui protège notre santé.

Juliette Bulmer, une militante de Seniors for climate Tantramar, souhait l'adoption du projet de loi 23 présenté par le Parti vert.
Photo : Radio-Canada / Allie Chouinard
Selon Juliette Bulmer, une militante de Seniors for climate Tantramar, le projet de loi 23 aurait permis de protéger les citoyens contre les activités industrielles dans la province.
C’est très important, surtout ces jours-ci avec toutes les industries, les usines, la centrale de gaz, etc. qui commencent un peu à nous envahir, on est vraiment inquiets, indique celle qui milite aussi au sein d’un groupe citoyen qui s’oppose à la construction d’une centrale au gaz à Centre Village.
Fort de ces appuis, David Coon promet de revenir à la charge.
Nous allons trouver d’autres façons de donner un droit à un environnement sain pour les gens du Nouveau-Brunswick parce que c’est absolument nécessaire afin de protéger leur santé.
Avec des informations de Frédéric Cammarano


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