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Le président de la Table des préfets, Mathieu Lapointe, réclame un comité de pilotage régional pour encadrer les consultations sur les aires protégées, dénonçant un manque de transparence.
Le processus de consultation entourant la création de nouvelles aires protégées en Gaspésie ne fait pas l'unanimité chez les élus régionaux. Le président de la Table des préfets de la Gaspésie, Mathieu Lapointe, demande au gouvernement du Québec de revoir sa méthode pour garantir une représentation plus juste du milieu.
C’est important que les MRC fassent partie prenante de ces discussions, dit-il.

Mathieu Lapointe est maire de Carleton-sur-Mer, préfet de la MRC Avignon et président de la Table des préfets des MRC de la Gaspésie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Bien que les représentants des MRC aient reçu des invitations pour participer aux discussions, M. Lapointe déplore une approche à géométrie variable selon les territoires.
On trouve qu'il y a une certaine opacité dans la façon dont les gens ont été invités à participer aux consultations, explique-t-il, précisant que la sélection des intervenants varie d'une MRC à l'autre.
Un rôle accru pour les municipalités
La Table des préfets demande au ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) la création d'un comité de pilotage régional. Actuellement, la gestion des consultations est déléguée au Conseil régional de l’environnement de la Gaspésie (CREG) pour le volet terrestre.
On veut avoir notre mot à dire sur l'organisation de ces consultations-là, sur les façons de faire pour s'assurer que le milieu soit bel et bien représenté, insiste Mathieu Lapointe.
Cette demande survient alors que les participants actuels sont soumis à des ententes de confidentialité strictes, ce qui fait sourciller certains organismes, dont Solidarité Gaspésie, qui expliquait la semaine dernière que l’organisation a accès à des documents, sans pouvoir les divulguer au public.
Pour les élus, l'enjeu est avant tout économique et social. Les MRC sont responsables de l'aménagement du territoire et la désignation de zones protégées pourrait freiner le développement de certains des secteurs clés.
Mathieu Lapointe souligne que ces décisions auront notamment des impacts concrets sur l'industrie forestière et le développement de la filière éolienne. Ce sont tous les acteurs qui gravitent au niveau socio-économique dans la région qui vont être impactés par la détermination de ces aires protégées, prévient-il.
Le CREG, de son côté, soutient que le format actuel, qui est limité à une quinzaine d'interlocuteurs par table, est nécessaire pour assurer des discussions constructives.
Les rapports finaux de consultation doivent être remis au ministère à l'automne prochain.


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