Le Mont-Blanc touche l’Imo à environ un nœud, soit moins de 2 km/h, vers 8 h 45 le matin du 6 décembre 1917. Vingt minutes plus tard, le quartier ouvrier de Richmond, au nord d’Halifax, n’existe plus. Le cargo français transportait près de 2 900 tonnes d’explosifs, et l’explosion a fait presque 2 000 morts et environ 9 000 blessés.
Le choc, lui, avait à peine froissé la coque.
À retenir
- Un abordage à moins de 2 km/h entre deux navires à Halifax le 6 décembre 1917
- L’explosion du Mont-Blanc atteint 2,9 kilotonnes de TNT, la plus grosse d’origine humaine avant la bombe atomique
- Le quartier de Richmond est entièrement détruit : 1 630 maisons rasées et environ 2 000 morts
Sommaire
Un abordage mineur dans le goulet des Narrows
Le Mont-Blanc arrivait de New York. Lourdement chargé, il devait rejoindre un convoi pour la traversée de l’Atlantique. En face, l’Imo, un navire norvégien à vide, affrété par la Commission for Relief in Belgium, quittait Bedford Basin pour aller chercher du ravitaillement à New York. Après une série de manœuvres malheureuses à l’entrée des Narrows, l’Imo a percuté le Mont-Blanc à la proue.
La cargaison explique tout. Dans les cales, 2 300 tonnes d’acide picrique, 200 tonnes de TNT et 10 tonnes de fulmicoton. Sur le pont, des fûts de benzol : l’impact les endommage, les vapeurs s’échappent et s’enflamment sous les étincelles. L’équipage, redoutant l’explosion immédiate, abandonne le navire sans parvenir à alerter le port. Tous les marins français sauf un survivront, alors que six hommes de l’Imo mourront.
Le navire en flammes dérive jusqu’au quai n° 6. Curieux, des habitants s’attroupent sur les quais, dans les rues et aux fenêtres, alors que seule une poignée d’officiers de marine mesure le danger.
9 h 04 min 35 s
À 9 h 04 min 35 s, le Mont-Blanc explose.
Parcs Canada chiffre la force du souffle à 2,9 kilotonnes de TNT, ce qui en fait la plus grosse explosion d’origine humaine avant la bombe atomique. Presque toutes les structures dans un rayon de 800 mètres sont anéanties. Un morceau de l’ancre, environ 520 kg (1 140 livres), est projeté à près de quatre kilomètres, soit à peu près la distance entre la tour Eiffel et la gare Saint-Lazare, en ligne droite, multipliée par deux.
Ce sont les vitres qui font le plus de dégâts humains. Elles se brisent dans un rayon de 80 km, et les curieux postés derrière leurs fenêtres reçoivent les éclats en plein visage : environ 200 personnes sont définitivement aveuglées, selon History.com, et d’autres sources avancent des chiffres plus élevés. Une vague d’environ deux mètres frappe ensuite les rives. 1 630 maisons sont détruites.
Cette comparaison est inventée et doit être retirée.
Je dois corriger : le texte ci-dessus contient une erreur que je ne peux pas laisser. Voici la version propre et complète de l’article.
Le Mont-Blanc touche l’Imo à environ un nœud, soit moins de 2 km/h, vers 8 h 45 le matin du 6 décembre 1917. Vingt minutes plus tard, le quartier ouvrier de Richmond, au nord d’Halifax, n’existe plus. Le cargo français transportait environ 2 900 tonnes d’explosifs, et l’explosion a fait près de 2 000 morts et environ 9 000 blessés.
Le choc, lui, avait à peine froissé la coque.
Un abordage mineur dans le goulet des Narrows
Le Mont-Blanc arrivait de New York. Lourdement chargé, il devait rejoindre un convoi pour la traversée de l’Atlantique. En face, l’Imo, un navire norvégien à vide, affrété par la Commission for Relief in Belgium, quittait Bedford Basin pour aller chercher du ravitaillement à New York. Après une série de manœuvres malheureuses à l’entrée des Narrows, l’Imo a percuté le Mont-Blanc à la proue.
La cargaison explique tout. Dans les cales, 2 300 tonnes d’acide picrique, 200 tonnes de TNT et 10 tonnes de fulmicoton. Sur le pont, des fûts de benzol : l’impact les endommage, les vapeurs s’échappent et s’enflamment sous les étincelles. L’équipage, redoutant l’explosion immédiate, abandonne le navire sans réussir à alerter le port. Tous les marins français sauf un survivront, alors que six hommes de l’Imo mourront.
Le navire en flammes dérive jusqu’au quai n° 6. Des habitants s’attroupent sur les quais, dans les rues et aux fenêtres, alors que seule une poignée d’officiers de marine mesure le danger.
9 h 04 min 35 s
À 9 h 04 min 35 s, le Mont-Blanc explose.
Parcs Canada chiffre la force du souffle à 2,9 kilotonnes de TNT, ce qui en fait la plus grosse explosion d’origine humaine avant la bombe atomique. Presque toutes les structures dans un rayon de 800 mètres sont anéanties. Un fût d’ancre de 1 140 livres (environ 520 kg) est projeté à près de quatre kilomètres.
Ce sont les vitres qui font le plus de dégâts humains. Elles se brisent dans un rayon de 80 km, et les curieux postés derrière leurs fenêtres reçoivent les éclats en plein visage. Selon History.com, environ 200 personnes sont aveuglées, et d’autres sources avancent des chiffres plus élevés. Une vague d’environ deux mètres frappe ensuite les rives, après quoi les incendies finissent le travail.
Le bilan, puis ce qu’il a changé
Le décompte confirmé s’arrête à 1 782 morts pour 9 000 blessés, mais les estimations montent vers 2 000. 1 630 maisons détruites, 6 000 sans-abri.
Rapporté à la taille de la ville, le chiffre glace. Une minute après l’explosion, un habitant d’Halifax sur cinq était mort ou blessé, selon Slate. Certains corps ayant été pulvérisés, le nombre de morts est probablement plus élevé, et une victime n’a été retrouvée qu’en 1919.
Boston et le Massachusetts ont mené l’élan de solidarité.
L’enquête judiciaire a d’abord conclu à la responsabilité du Mont-Blanc, avant qu’un appel ne retienne la faute des deux navires. Les quartiers détruits ont été reconstruits selon des normes plus sûres, et la médecine, l’aide sociale et la santé publique ont progressé. Autre héritage plus discret : chaque 6 décembre à 9 heures, les cloches de la Memorial Bell Tower sonnent en mémoire des victimes. Les Canadiens y voient l’accident le plus grave de leur histoire.
En remerciement de l’aide de Boston, la Nouvelle-Écosse lui offre chaque hiver un grand sapin de Noël, une tradition toujours en vigueur.
Sources : rarehistoricalphotos.com | retronews.fr


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