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En six jours, un ours noir dans la région de Metro Vancouver et deux grizzlis à Nelson, dans la région du West Kootenay, ont été abattus pour des raisons de sécurité.
L'ours noir a été tué le 9 août par des agents de la GRC de Maple Ridge à la suite de l'attaque d'une fillette de 3 ans qui a eu lieu sur la terrasse d'une maison.
L'animal s'étant enfuit après l'intervention d'un parent, les agents l'ont recherché. Après avoir trouvé un ours 40 minutes après l'attaque, ils ont estimé qu'il s'agissait du même animal avant de prendre la décision de l'abattre.
La fillette avait été héliportée vers un hôpital où elle a été soignée pour des blessures ne mettant pas sa vie en danger.
Dans une première déclaration, le Service des agents de conservation pensait que la GRC s'était trompée et n'avait pas abattu l'ours responsable de cette attaque.

Les agents de la GRC ont pu retrouver l'ours qui avait attaqué la fillette de 3 ans grâce à un signalement du public.
Photo : Fournie par Shane MacKichan
Le Service a depuis rectifié sa déclaration après que des analyses ADN eurent confirmé qu'il s'agissait bel et bien du même ours noir.
Nous sommes conscients de l’impact de notre première évaluation et nous nous excusons pour la confusion qu’elle a engendrée. Nous sommes reconnaissants envers les agents de la GRC qui sont intervenus rapidement pour assurer la sécurité publique, a indiqué, dans une vidéo, le sergent Jeremy Pauls du Service des agents de conservation.
Une femelle grizzli et son ourson abattus
À 600 km de là et quelques jours plus tard, à Nelson, des agents de conservation ont abattu deux grizzlis appartenant à une même famille de quatre ours.
L'ourson, âgé d'un an, a été tué le 12 août sur la recommandation du vétérinaire provincial de la faune, notamment en raison de sa blessure qui le faisait boiter.
Nous reconnaissons que cette nouvelle bouleversera de nombreuses personnes.
L’abattage d’un ours est une situation que les agents de conservation, les biologistes de la faune, les partenaires communautaires et les résidents travaillent activement à éviter, et ces décisions ne sont jamais prises à la légère, précise le Service dans une déclaration écrite.
Organisé par l'Ursa Project Society, une association de défense des ours, un rassemblement d'une douzaine d'habitants de Nelson a eu lieu le jour suivant pour protester contre l'abattage du jeune grizzli.

La grizzli et ses trois oursons âgés d'un an se rendaient régulièrement à Nelson pour se nourrir.
Photo : Fournie par l'Ursa Project Society
Deux jours plus tard, le 14 août, la décision a été prise d'abattre la mère en raison de son conditionnement à la nourriture et d'une perte considérable de sa crainte des humains, le Service ajoutant que ses deux autres oursons ont été relâchés dans la nature.
Elle accédait notamment de façon répétée à des propriétés résidentielles et à des sources de nourriture non naturelles, comme des arbres fruitiers et des barbecues, et demeurait régulièrement à proximité des gens, soutient la déclaration.
Cette femelle grizzli avait déjà été déplacée en 2023 avec une première portée. Cependant, les agents de conservation ont estimé qu'un nouveau déplacement n'était pas une solution, car son conditionnement était trop important.
Préserver la faune en sécurisant les sources de nourriture
La Ville de Nelson rappelle pour sa part l'importance de sécuriser toute source de nourriture, y compris les déchets, pour éviter que les animaux, et particulièrement les ours, ne s'y habituent.
Prévenir ces situations exige un effort collectif. Des gestes simples, comme cueillir les fruits, sécuriser les déchets et éliminer les sources d’attraction, peuvent faire une grande différence pour maintenir les ours à l’état sauvage et réduire les risques tant pour les animaux que pour les humains, indique le courriel envoyé à CBC/Radio-Canada.
Selon Clayton Lamb, spécialiste de la faune à Biodiversity Possibilities, un institut de recherche de l’Université de la Colombie-Britannique, l'accès à la nourriture humaine est l'une des principales sources d'attraction des ours dans les zones peuplées situées au cœur des espaces naturels, comme Nelson, nichée dans les montagnes.
Une fois qu’ils sont habitués à la nourriture humaine et au fait d’être en ville, il peut être vraiment difficile de changer ce comportement [...] C’est un peu l’un de ces problèmes fondamentaux : tant que les sources d’attraction ne seront pas gérées, nous continuerons probablement à nous retrouver dans ce genre de situation, explique-t-il.
Il ajoute que si les ours habitués à déambuler dans les communautés deviennent plus tolérants envers les êtres humains, il n'en reste pas moins qu'ils demeurent des animaux sauvages pouvant rapidement causer des blessures.
Avec des informations de La Presse canadienne


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