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Trois orques d’une espèce inédite dans le port de Vancouver

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Si des orques sont parfois aperçues dans le port de Vancouver, des experts croient que les trois orques observées depuis la semaine dernière sont différentes de celles qui ont été recensées jusqu'à présent dans les eaux de la Colombie-Britannique.

Ces épaulards observées depuis plusieurs jours entre le pont Lions Gate et le pont Second Narrows semblent appartenir à une population d'Alaska, d'après Pêches et Océans Canada (MPO).

Le directeur général de Bay Cetology, Jared Towers, explique que, dans environ 99,5 % des cas, les orques photographiées dans le port de Vancouver sont des orques bien connues, en majorité des orques nomades, aussi appelées épaulards de Bigg.

Les trois orques observées récemment n'appartiennent pas à la population d'épaulards de Bigg, d'après Jared Towers, ce qui signifie qu'elles sont génétiquement distinctes et possèdent un ADN et des vocalisations différentes.

Chaque orque est unique, tout comme chaque être humain. En photographiant ses nageoires dorsales, ses taches dorsales et sa tache blanche derrière l'œil, nous pouvons identifier chaque individu et suivre son évolution.

Il précise que les chercheurs ont pu relier ces trois baleines à une observation précédente près d'Anchorage, en Alaska, à environ 1200 milles nautiques de là, il y a près d'un an.

Le ministère indique que les scientifiques étudient actuellement ces animaux, qui, selon lui, n'ont jamais été observés auparavant dans la province, afin de mieux comprendre leur comportement.

Qui sont-elles? D’où viennent-elles?

Des cicatrices distinctives près de leurs nageoires dorsales donnent un indice sur leur provenance, selon Josh McInnes, chercheur spécialiste des mammifères marins à l'Université de la Colombie-Britannique.

Il explique que l'une des orques observées présentait une marque de morsure circulaire sur la tache grise située derrière ses nageoires.

Ces marques seraient l'œuvre de requins-cigares, qui vivent au large, dans les eaux profondes et ouvertes. Les orques présentant ces marques vivent principalement en haute mer.

Nous ne les avions jamais observées aussi près des côtes, ajoute-t-il.

Piégées sur le plan psychologique?

Deux épaulards nagent aux côtés d'immenses navires dans le port de Vancouver.

Selon des experts, les orques pourraient se sentir « piégées sur le plan psychologique » dans l’anse Burrard en raison du chaos qui règne au port de Vancouver, très fréquenté par les cargos, les traversiers, les bateaux de plaisance, les navettes maritimes et les hydravions.

Photo : Frederick DeNisco/The Orca Man

Les orques ont été aperçues pour la première fois la semaine dernière dans le bras de mer de Burrard et, depuis environ quatre jours, elles y passent la majeure partie de leur temps.

La naturaliste marine Aly Kohlman affirme que ce comportement est inhabituel.

Selon elle, les orques pourraient se sentir piégées sur le plan psychologique dans ces voies navigables, très fréquentées par les cargos, les traversiers, les bateaux de plaisance, les navettes maritimes et les hydravions.

Ces orques ne sont tout simplement pas habituées à un port aussi chaotique. Elles ne sont pas piégées physiquement, mais elles ont peut-être peur.

Les chercheurs encouragent les personnes qui photographient les orques à télécharger leurs clichés sur Finwave.io (nouvelle fenêtre), ce qui leur permet d'identifier chaque mammifère.

Les experts insistent toutefois sur le fait qu'il faut laisser suffisamment d'espace aux animaux en le faisant.

En vertu du Règlement sur les mammifères marins du Canada, les navires doivent se tenir à au moins 400 mètres des orques dans les eaux côtières du sud de la Colombie-Britannique.

Avec des informations de Shaurya Kshatri

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