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Tour de France 2027: départ d'Édimbourg, absence de cols mythiques et retour de Montmartre au programme

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Publié le 22 octobre 2026 à 13:57. / Modifié le 22 octobre 2026 à 14:15. 3 min. de lecture

Un départ d’Édimbourg (Ecosse), deux chronos individuels et un dénouement sportif attendu dans les Pyrénées avant l’arrivée sur les Champs-Élysées: le parcours du Tour de France 2027, dévoilé ce jeudi à Paris, offre un terrain de jeu à tous les profils avec l’ambition affichée de «brouiller les cartes».

Cette 114e édition s’élancera de la capitale écossaise le vendredi 2 juillet, cinquième départ de l’étranger en six ans, pour arriver trois semaines plus tard sur les Champs-Élysées à Paris avec une troisième incursion consécutive par la butte Montmartre, déjà devenue un passage culte.

Le final sur les pavés de la rue Lepic a eu ces deux dernières années des allures de classique, proposant des passes d’armes sublimes entre les meilleurs coursiers du monde dont Wout Van Aert, Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, le quintuple vainqueur du Tour.

Cet esprit des classiques doit guider toute la première partie du Tour 2027, à commencer par les trois premières étapes au Royaume-Uni, en Écosse, en Angleterre et surtout la dernière menant à Cardiff.

Cette image, diffusée le 22 octobre 2026 par Amaury Sport Organisation (ASO), présente le parcours officiel de l'édition 2027 du Tour de France cycliste masculin. Cette 114e édition s'élancera d'Édimbourg, en Écosse, le 2 juillet 2027 – marquant un cinquième départ à l'étranger en six ans – et s'achèvera trois semaines plus tard sur les Champs-Élysées, à Paris. Elle inclura, pour la troisième année consécutive, l'ascension de la butte Montmartre, devenue désormais un passage incontournable et emblématique. — © HANDOUT / AFP Cette image, diffusée le 22 octobre 2026 par Amaury Sport Organisation (ASO), présente le parcours officiel de l'édition 2027 du Tour de France cycliste masculin. Cette 114e édition s'élancera d'Édimbourg, en Écosse, le 2 juillet 2027 – marquant un cinquième départ à l'étranger en six ans – et s'achèvera trois semaines plus tard sur les Champs-Élysées, à Paris. Elle inclura, pour la troisième année consécutive, l'ascension de la butte Montmartre, devenue désormais un passage incontournable et emblématique. — © HANDOUT / AFP

«Le pays de Galles, c’est Liège-Bastogne-Liège. Les dix premiers jours sont faits pour qu’il y ait une valse des maillots», résume Christian Prudhomme, le directeur du Tour, qui, dans un entretien à l’AFP, partage sa «volonté de brouiller les cartes, d’avoir un terrain qui s’ouvre à tout».

Cette logique se poursuit dès l’arrivée en France – en empruntant, insiste Prudhomme, «le chemin inverse de Guillaume le Conquérant il y a mille ans» pour conquérir l’Angleterre – avec une étape dans le Cotentin, le long de l’océan.

«Thierry Gouvenou (le traceur du parcours) nous a dit qu’il n’avait encore jamais vu une étape avec autant de kilomètres le long de la mer. Elle est faite pour les puncheurs, dans l’esprit des étapes de Rouen ou de Boulogne en 2025.»

71 km contre-la-montre

Les étapes arrivant à Plumelec et au Creusot par l’ascension du Signal d’Uchon devraient aussi être trop dures pour les sprinteurs.

Le premier des deux contre-la-montre au programme est prévu pour la 7e étape entre Blois et Chambord. «C’est le chrono des châteaux, magnifique, 38 km totalement plats», soutient Christian Prudhomme.

Il précède celui de Toulouse, en début de troisième semaine, là aussi un tracé linéaire de 33 km mais comprenant la très pentue côte de Pech David, une trouvaille récente.

Soit un cumul de 71 km, le plus grand total depuis 2012, ce qui ravira le grand spécialiste de la discipline, Remco Evenepoel, dauphin de Pogacar l’an dernier.

Lire aussi: Tadej Pogačar vainqueur du Tour de France, un spectacle total et quelques questions

Pour avoir la vraie montagne – il y aura 28 cols au total –, il faudra attendre l’arrivée au Grand Colombier lors de la 9e étape, avant deux étapes dans les Alpes.

Celles-ci seront forcément redoutables avec notamment la double ascension de la côte de Domancy, où aura lieu la course en ligne des Championnats du monde en septembre, et l’arrivée le lendemain aux Saisies.

Mais on remarque l’absence d’une ascension mythique type Galibier, Izoard ou Alpe d'Huez.

L’étape-reine dans les Pyrénées

«Si tu veux aller trouver d’autres cols, il faut accepter à un moment qu’on n’ait pas systématiquement les plus connu, défend le directeur du Tour. C’est aussi sortir des chemins balisés. Il y a des années où il n’y a eu ni Galibier, ni Tourmalet, ni Alpe d'Huez, ni Ventoux. Là, on aura les cols de demain qui sont tout aussi terribles. Et on aura le Tourmalet.»

Le géant des Pyrénées sera au centre de ce qui sera l’étape-reine, la 18e, avec le col du Soulor, le Tourmalet, Hourquette d’Ancizan et la montée finale vers Saint-Lary-Soulan col du Portet, le toit du Tour (2215 m), pour un dénivelé total de 5400 mètres.

«C’est la première fois qu’on associe le Tourmalet et le Portet, deux monstres. Et le lendemain, on aura encore des pourcentages terribles avec le retour des cols basques de Burdincurutcheta et Bagargui. Oui, les Pyrénées sont plus dures que les Alpes», insiste Prudhomme.

Les Pyrénées, qui seront précédées d’une étape de montagne atypique entre Montpellier et Mende avec 4300 m de dénivelé dans un décor de western, devraient figer le classement général dès le vendredi soir.

Lire aussi: Tour de France: les femmes, ce monde où le cyclisme est meilleur

Car l’avant-dernière étape vers Libourne est promise aux sprinteurs, avant le terminus le lendemain à Paris avec le retour de la butte Montmartre qui est devenue une attraction majeure du Tour de France.

«La ferveur est hallucinante. L’année dernière, on fait la meilleure audience depuis 1990 avec 8 820 000 téléspectateurs sur France Télévisions», souligne le directeur du Tour qui avoue: «je ne dis même plus Paris ou Champs-Élysées, la dernière étape, c’est Montmartre.»

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