«Je ne voulais pas forcément avoir un enfant. J’étais ambitieuse et je me voyais bien avoir un jour un poste à responsabilités. Je me donnais corps et âme à mon travail.» Emilie, trentenaire, exerçait comme éducatrice sociale en Suisse romande jusqu’à l’arrivée de son fils il y a quelques années. Mais tout change alors. «Avec les horaires irréguliers, le quotidien était compliqué. Le fait aussi que je mette désormais davantage de limites au travail n’a pas plu. Et on me renvoyait beaucoup le fait que j’étais maintenant mère avant tout.»
Dans ce nouveau contexte, Emilie ne s’épanouit plus de la même manière. Vient s’ajouter l’envie profonde de passer plus de temps avec son fils: «J’ai ressenti qu’au travail, j’étais remplaçable. Pas auprès de lui.» Elle discute alors avec son conjoint: lui gardera son 100%, elle démissionne. «J’ai complètement changé de direction: j’ai maintenant plusieurs emplois à de petits pourcentages dans le domaine des services. Mais c’est difficile parce qu’un enfant, ça coûte cher.»


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