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Waterfront Toronto lancera cet été un projet pilote de navette maritime afin de relier différents secteurs au bord du lac Ontario et de mesurer le potentiel du transport en commun par bateau près du centre-ville.
Le service saisonnier, annoncé cette semaine par Waterfront Toronto, doit entrer en service en juin avant les matchs de la FIFA et fonctionner jusqu’en septembre. Il reliera trois arrêts : Ookwemin Minising dans le quartier des Port Lands, le quai de la rue Yonge au centre-ville et le Portland Slip, près de l’aéroport Billy Bishop.
Le projet sera géré par York Bay Marina Services, une société privée qui gère déjà plusieurs installations en bord du lac et sur les îles de Toronto.
Les tarifs et les horaires seront communiqués en juin, à l’approche du lancement du projet, explique Chris Glaisek, le directeur de la planification et de la conception à Waterfront Toronto.
Selon Oliver Hierlihy, de l'association des marchands du secteur de Waterfront, cette initiative s’inscrit dans une transformation rapide du secteur.
L’objectif du projet est de mieux comprendre la demande et d’évaluer comment un réseau de transport maritime pourrait compléter les autres moyens de déplacement au bord du lac, selon lui.
Le front d’eau est en pleine évolution. Avec les travaux de protection contre les inondations et le développement des Port Lands, on crée de nouveaux quartiers où des gens vont vivre et travailler, explique-t-il.
Ces changements soulèvent une question importante : comment se déplacer d’est en ouest le long du lac, dit-il.
L’eau est souvent une barrière, mais elle peut aussi devenir un moyen de transport, ajoute-t-il.
Un test à petite échelle

Une carte du trajet de la navette maritime proposé par Waterfront Toronto
Photo : Waterfront Toronto
Le projet pilote reposera toutefois sur des embarcations relativement petites, explique Chris Glaisek.
Les navettes transporteront environ une douzaine de passagers à la fois, un format similaire à celui des bateaux-taxis, ajoute-t-il.
On veut proposer une alternative à la voiture pour permettre aux gens de se déplacer dans le port et de contribuer ainsi à réduire les embouteillages, explique M. Glaisek.
Nous avons déterminé que, pour l’instant, il n’y a pas assez de demande pour un traversier qui pourrait transporter environ 50 personnes avec un itinéraire et un horaire fixes, dit-il. Avec ce projet, l’objectif est de commencer à faire accepter aux gens l’idée qu’ils ne sont pas obligés d’utiliser la terre pour se déplacer le long du lac.
S’il y a assez d’intérêt et que le projet est financièrement viable, nous essaierons ensuite avec un véhicule de plus grande capacité, ajoute-t-il.
Pour lui, la navette maritime pourrait éventuellement compléter les transports terrestres, comme le futur train léger de Waterfront East.
Une demande déjà en croissance

Le nouveau parc Biidaasige est situé à l'est du centre-ville de Toronto, près de la rue Cherry, sur l'île d'Ookwemin Minising
Photo : afp via getty images / COLE BURSTON
Les déplacements par bateau ne sont pas nouveaux à Toronto. Les taxis nautiques reliant le centre-ville aux îles de Toronto connaissent déjà une forte croissance, explique Oliver Hierlihy.
En 2019, environ 209 000 passagers ont utilisé ces bateaux-taxis. En 2024, ce nombre a atteint près de 683 000 passagers, selon les données compilées par la Waterfront BIA.
Pour Oliver Hierlihy, cette popularité indique un intérêt croissant pour les déplacements sur l’eau.
Les gens vivent de plus en plus au centre-ville et cherchent des activités extérieures. Les îles sont déjà une destination très populaire et les nouveaux parcs dans les Port Lands pourraient attirer encore plus de visiteurs.
À terme, jusqu’à 150 000 personnes pourraient vivre dans le secteur d’Ookwemin Minising et dans les quartiers environnants, ce qui accentuera les besoins en transport, explique Oliver Hierlihy.


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