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Grégoire Margotton et Giovanni Castaldi lancent ensemble une prolongation interactive à l’une des plus anciennes émissions de la télévision française.
Deux générations de journalistes pour un nouveau concept qui prolonge le plaisir d’une des plus anciennes émissions de la télévision française. C’est le pari innovant animé à partir de dimanche par les deux compères. Entretien croisé.
LE FIGARO. - Vous connaissiez-vous avant de travailler sur « Téléfoot , l’After » ?
GRÉGOIRE MARGOTTON. - On s’est croisés, évidemment, lors de reportages autour de l’équipe de France. Et, une fois, dans la rue, où Giovanni m’a dit : « Bonjour monsieur ». Je ne lui en ai pas trop voulu… Puis, on a décidé que ça continuerait comme ça. (rire)
GIOVANNI CASTALDI. - Avec Grégoire, on n’a pas tant d’écart d’âge que ça (vingt et un ans, NDLR) mais pour les gens de ma génération, c’est un personnage qui a marqué et façonné l’envie de faire le métier de journaliste sportif, parce que c’est la voix du sport ! J’ai grandi avec Grégoire Margotton. La première fois que je l’ai croisé, il y a eu une forme inévitable de respect.
G. M. - Je le vis d’autant mieux que plus je monte en âge, plus je suis content de bosser avec les générations d’en dessous. Toutes les aventures qui peuvent m’arriver et qui tombent du ciel comme la poursuite de « Téléfoot »… Pour moi, c’est magnifique.
Aviez-vous imaginé un jour de travailler ensemble ?
G. C. - Non, parce que je n’ai jamais été approché directement ni par TF1 ni par Canal+, deux médias où Grégoire bosse. Après, avoir envie de collaborer avec lui, oui. Et je dois avouer que quand le projet est arrivé et qu’il n’y avait pas encore les personnes qui étaient décidées pour être autour de la table ou faire partie de cette aventure, moi, tout de suite, je me suis dit : « Vraiment, j’ai envie de le faire ! » La marque « Téléfoot », c’est pareil, j’ai grandi avec, c’est toute mon enfance et mon adolescence. Et ce n’est pas que Grégoire, il y a aussi Bixente (Lizarazu) que j’ai croisé à RTL. Quand ta passion d’enfance s’inscrit dans ta vie professionnelle, c’est génial ! Je suis très excité par notre collaboration.
Quelle qualité professionnelle vous reconnaissez-vous l’un et l’autre ?
G. C. - J’aimerais avoir la voix de Grégoire ! (rire)
G. M. – Giovanni parle bien et connaît très bien le jeu. Il aime plus le foot que moi, je pense.
G. C. - Chez Grégoire, il y a deux choses que je trouve exceptionnelles. Il a cette immense qualité de faire court, d’être impactant. C’est très difficile dans le sport. Ce qui frappe, c’est qu’avec peu de mots, l’émotion est là. Ce n’est jamais surjoué. Je trouve que c’est un peu un défaut parfois chez les commentateurs ou les commentatrices. Parfois, on a tendance à en mettre trop. Et Grégoire est toujours dans le juste milieu. C’est une force immense qui fait que c’est le meilleur. En outre, c’est quelqu’un qui est d’une simplicité, d’une gentillesse et d’une grande bienveillance avec les jeunes journalistes.
Peut-on comparer « Téléfoot » suivi de « Téléfoot, l’After » à un match en deux mi-temps ?
G. C. – « Téléfoot » est une émission avec beaucoup de reportages, de sujets, d’images, de sport… C’est une marque. L’intérêt de « Téléfoot, l’After », c’est la rencontre entre le magazine premium qu’est « Téléfoot » et le regard un peu plus critique, parfois, de la chaîne L’Équipe. C’est la rencontre de deux mondes, avec le savoir-faire de TF1, sa qualité, et parfois le piquant de la chaîne L’Équipe.
G. M. – « Téléfoot, l’After » est typiquement l’émission qui mettra un peu de temps à se mettre en place. J’en suis persuadé, mais on va y arriver. On est au tout départ, à la suite de « Téléfoot », qui entame sa 50e saison.


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