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Sur Le Figaro TV, des spécialistes expliquent au fil de débats et de reportages comment l’univers de la vigne s’ouvre à la modernité. À voir ce dimanche 6 septembre à 16h30.
Passer la publicité Passer la publicité« Les nouvelles technologies vont-elles un jour faire du vin à notre place ? Comment peuvent-elles nous aider à nous adapter aux changements de climat, de sol, de goûts des consommateurs ? C’est ce que nous allons découvrir avec nos experts, nos intervenants, nos reportages », explique Guillaume Roquette. Le directeur de la rédaction du Figaro Magazine présente un nouveau numéro du Big Bang consacré au vin et aux nouvelles technologies, avec Stéphane Reynaud, rédacteur en chef art de vivre et directeur éditorial du Big Bang Vin, et Olivia Détroyat, journaliste économique spécialiste de l’agriculture.
Première intervenante, interrogée par Stéphane Reynaud, Adrienne de Malleray, cofondatrice de la start-up Genesis, dont la vocation est d’évaluer les sols : « L’idée était de se dire que peut-être on abîme la nature parce qu’on manque d’information (…). Je pars du principe que, quand l’ensemble des acteurs sont informés correctement, généralement les bonnes décisions sont prises. On s’est dit : il faut créer un système d’information sur les sols, qui sont l’élément central de la production. On les a vus pendant des années comme un support, mais c’est beaucoup plus que ça. C’est un réservoir de vie, c’est le cycle de l’eau, c’est la lutte contre le réchauffement climatique, c’est le lieu de la biodiversité », explique l’experte. Un avis conforté en fin d’émission par l’ancien ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, auteur d’un livre Le Chant du sol (Seuil), qui est interviewé par Yves Thréard.
Le rôle de l’IA
Le débat se poursuit avec Olivia Détroyat. « Le vin est souvent associé au temps long, au terroir, à la tradition, et pourtant une révolution technologique est déjà à l’œuvre. On la voit avec l’intelligence artificielle, la robotique (…). La question n’est pas de savoir si la technologie va transformer le vin, mais surtout comment elle va le faire. » La journaliste est entourée de Julie Cavil, chef de cave de la maison de Champagne Krug, Hervé Birnie-Scott, directeur du domaine Chandon en Argentine, Laurent David, président de la Wine Tech Association, propriétaire du château Edmus, et Bernard Magrez, fondateur du groupe qui porte son nom, propriétaire de grands crus classés. Chacun expose comment il intègre la tech à son activité. Laurent David évoque la robotisation : « Les robots aujourd’hui sont des gros tracteurs autonomes, pilotés à distance. Quant aux robots humanoïdes que l’on imagine couper, ramasser, porter les grappes de raisin, on les verra dans les vignes dans deux ou trois ans. »
Le reportage dans le Beaujolais de Guillaume Mollaret, journaliste Big Bang Le Figaro, montre le rôle que peut jouer l’intelligence artificielle. « Élaborer un assemblage à partir des conseils de l’IA, c’est le pari du château de L’Éclair. Dans ce domaine, les œnologues ont non seulement demandé son avis à un logiciel, mais ils ont également validé son choix. C’est audacieux ! »
Mais l’humain reste irremplaçable. Ce que rappelle Patricia Ortelli, propriétaire de Château La Calisse, en Provence : « Jamais on ne pourra remplacer l’être humain pour la dégustation. Il y a trop d’éléments qui entrent en jeu. Nous avons dans nos gènes la possibilité de capter les éléments d’un vin par l’œil, le nez. Par la dégustation, on va mettre en route tous ces sens qui nous permettent de définir un vin, ce qu’aucune IA ne pourra jamais faire. »


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