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Sur RMC ce vendredi 3 septembre, le juriste et intervenant régulier de l’émission créée la polémique autour de la question de l’existence d’un racisme «anti blanc».
Passer la publicité Passer la publicitéDit-il tout haut ce que beaucoup pensent tout bas? Dépasse-t-il allègrement les bornes? Est-il payé pour faire le buzz? S’il en est un dans «Les grandes gueules» qui porte en tout cas bien son nom, c’est l’avocat et intervenant régulier dans l’émission, Charles Consigny.
Face à Olivier Truchot et Alain Marschall, sur les bancs des chroniqueurs ce vendredi 3 septembre, Zohra Bitan, Sam Zirah et Charles Consigny ont débattu du soutien de Mimie Mathy à Patrick Bruel, de la grève déclenchée au sein de France Inter par l’arrivée de Charles Sapin, de Valeurs actuelles, pour une chronique dominicale de 2 minutes 30, de Lena Situations, de la primaire de gauche, du courage de Raphaël Glucksmann, du wokisme enfin, une des marottes de Charles Consigny.
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Racisme ou pas racisme
La séquence se déroule pendant la deuxième heure de l’émission et pose la question, récurrente, du racisme «anti blanc». Existe-t-il vraiment? On revient sur l’émission de Sonia Mabrouk, diffusée la veille sur BFM TV, dans laquelle la question s’est posée autour de Caroline Mecary, Rocaya Diallo et Daniel Riolo. La conversation va bon train. Les uns considérant que «sale blanc» est une insulte comme «sale noir» ou «sale homo». Les autres considérant que «toutes les insultes racistes ne peuvent pas être mises sur le même plan».
«Je ne suis pas d’accord», intervient alors Charles Consigny. «Je pense qu’il y a aujourd’hui du racisme antiblanc à plusieurs étages de la société, dans les collèges et les lycées des quartiers difficiles, et puis on le voit beaucoup dans l’industrie culturelle et le showbiz. Quand Caroline Mecary dit quel est le blanc auquel on a refusé un emploi parce qu’ils étaient blancs, je pense qu’il y a pas mal de présentateurs télé, d’acteurs de cinéma, tout un tas d’artistes qui se sont vus effectivement refusé des emplois parce qu’ils étaient blancs».
«Au nom de la discrimination positive?», intervient Alain Marschall. «Le wokisme fait qu’on va préférer prendre une actrice noire pour jouer Jeanne d’Arc ou Hélène de Troie, répond Consigny, on va prendre...». «C’est un problème?», l’interromp son collègue.
«Ah ben c’est du racisme. Je suis désolé, c’est du racisme. Le wokisme, c’est du racisme. Pour représenter les marins d’Ulysse, par exemple, dans le film de Christopher Nolan, je ne suis pas sûre que de prendre des acteurs d’origine indienne et pakistanaise au lieu de prendre des acteurs qui ressemblent à ce qui est écrit dans le livre, ne soit pas du racisme. De même que quand tu prends une actrice noire pour jouer le personnage de Jeanne d’Arc dans une série Netflix, excuse-moi, tu fais du racisme...»
La suite est houleuse, comme on l’imagine. L’auditoire hésite entre consternation et validation. Charles Consigny est-il trop grande gueule pour convaincre?


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