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Dans Nos amis les traîtres, François Cérésa dresse une cinquantaine de portraits de perfides, vendus et autres fils tricolores de Judas.
Passer la publicité Passer la publicitéTraiter d’un thème sérieux n’empêche pas d’avoir du style. François Cérésa en a à revendre. Au point de rendre en apparence léger son sujet d’étude pourtant grave : la trahison. Une spécialité française ? À lire son riche catalogue de perfides, vendus et autres fils tricolores de Judas, le doute n’est pas permis. Certitude : d’ici l’élection présidentielle, il en surgira d’autres.
Peut-on reconnaître le traître à l’avance ? Dans la cinquantaine de portraits que l’écrivain dessine au fusain se devinent des caractéristiques universelles et éternelles.
Courage ou félonie
Qu’ils s’appellent Cinq-Mars, Dumouriez, Ney, Bazaine, Talleyrand, Laval et, dans un registre moins tragique, Sarkozy, Chirac, Macron ou Mélenchon ; qu’ils aient trahi leur parole, leur jeunesse, leur parti, leurs principes ou leur pays ; qu’ils soient soldats, princes, élus ou écrivains ; célébrés, maudits ou inconnus ; tous ces hommes et ces rares femmes disent quelque chose de la nature humaine et de l’identité française.
Car la trahison est souvent le fruit d’une détermination et d’une pensée que les circonstances transforment soit en acte de courage soit en félonie. Voir de Gaulle en 1940, ici absent. « La trahison ne réussit jamais : lorsqu’elle réussit, on lui donne un autre nom », dit justement un proverbe américain…


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