NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Réservé aux abonnés
Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées

CRITIQUE - Disparue il y a quinze ans, méconnue, la photographe française a bâti une œuvre solitaire magnifique que le Jeu de paume sort opportunément de l’oubli cet été. Devant son objectif revit, dans toute sa beauté brute et sa dureté, la campagne française des années 1970.
Passer la publicitéLe croirait-on ? Depardon, le géant Depardon, à la fois photographe et cinéaste, avait une concurrente au panthéon des paysans. Avant même que le maître n’entame sa monumentale trilogie, Profils paysans (2001-2008), une fée Clochette de bonne famille, frêle et photosensible, avait, huit années durant, de 1972 à 1980, photographié le quotidien de Poilley, un trou de 500 âmes, dans les marches de Bretagne. Madeleine de Sinéty (1934-2011), ladite fée, n’a pas seulement documenté l’époque et le lieu, elle a posé sur ce monde et sur d’autres un regard plein de surprises, de tendresse et d’émerveillement, un authentique regard d’artiste.
Rien ne manque cependant à sa chronique villageoise, depuis le cul des nourrissons que talquent les grands-mères, et les lapins que dépècent les mêmes, jusqu’à l’une d’entre elles, finalement, que l’on emporte dans la boîte à bout de bras, boîte religieusement déposée dans la fourgonnette 2 CV tôlée à l’ancienne… Rien, vous dis-je, ni les traits lourds que…


1 day_ago
15



























.jpg)






French (CA)