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« C'était incroyable, ils sont passés juste devant » : au Champ-de-Mars, les amoureux du Paris Saint-Germain (PSG) ont célébré dimanche leurs joueurs venus fêter leur deuxième étoile, la tour Eiffel en arrière-plan, dans la joie et la bonne humeur.
Au passage des joueurs peu après 18 h, sur un tapis rouge et bleu aux couleurs du club, les supporters, présents par dizaines de milliers, font craquer des fumigènes, brandissent téléphones et drapeaux pour accompagner les champions d'Europe vers la scène.
Il y avait un peu de monde devant, j'ai réussi à entrevoir la coupe de la Ligue des Champions et Désiré Doué, raconte à l'AFP Thomas Juin, 30 ans, qui ressent beaucoup de joie.
Les supporters étaient invités à se rendre au Champ-de-Mars dès 14 h, mais le PSG, en retard sur le programme, s'est fait désirer. Les membres du club ont ensuite été reçus à l'Élysée, avant d'aller communier avec leurs supporters au stade Parc des Princes.

L'autobus transportant les joueurs du Paris Saint-Germain arrive au Parc des Princes.
Photo : AFP / Getty / LOU BENOIST
Depuis un an, ils se bagarrent, on peut attendre une journée tranquille, relativise Thomas Juin, régisseur dans l'audiovisuel.
C'était super long, plus personne n'avait de force à la fin quand ils sont arrivés, souligne pour sa part Mathias, 19 ans, avant de rassurer : Quand ils sont arrivés, ça a donné de la force à tout le monde.
Lui a pu contempler Ousmane Dembélé, Bradley Barcola et consorts de très près, à cinq mètres. Les joueurs ont d'ailleurs pris leur temps pour traverser la foule et présenter la Coupe aux grandes oreilles, surnom donné au trophée.
C'était incroyable, ils sont passés juste devant, se réjouit cet étudiant.
Euphorie
À l'applaudimètre, Marquinhos, Dembélé et Pacho ont fait partie des plus chaleureusement accueillis.
Champions, mon frère, a crié au micro, sur la scène, le capitaine du PSG.
Michael Mauffre, 54 ans, lui n'a pas réussi à voir les joueurs et regrette le bus l'an dernier qui défilait l'an dernier sur les Champs-Élysées.
Près de la tour Eiffel, c'est beau à mon avis d'un point de vue télévisuel, d'un point de vue visuel pour nous, c'est un peu moins bien, dit-il.

Les maillots du Paris Saint-Germain étaient nombreux parmi les partisans réunis aux Champs-Élysées.
Photo : Reuters / Benoit Tessier
On est encore dans l'euphorie d'hier et donc on veut prolonger la fête, confie Abou, 25 ans, un peu plus tôt dans la file d'attente.
Pour ce partisan du PSG depuis qu'il est petit, la victoire samedi soir, à Budapest, face à Arsenal (1-1, 4-3 aux tirs au but), en finale de la Ligue des champions, est encore peut-être plus belle que l'année dernière quand ses champions avaient écrasé l'Inter Milan 5-0 pour décrocher leur premier trophée dans la Ligue des Champions.
Bon stress
Samedi, c'était vraiment un match difficile et, jusqu'au bout, on a eu peur. Gagner une victoire aux tirs au but en termes de sensations, quand même c'était fort, poursuit Abou.
C'était génial, il y a eu ce stress des tirs au but, mais c'était du bon stress finalement, raconte, pour sa part, Mirna Makima, kinésiologue de 39 ans, venue de Belgique.

Des partisans du Paris Saint-Germain passent devant l'Arc de triomphe.
Photo : Reuters / Benoit Tessier
Paris, Paris, scandent les supporters, souvent très jeunes, à l'entrée du Champ-de-Mars. Plusieurs sas de filtrage ont été mis en place.
Mon père, c'était un grand fan du PSG et c'est lui qui m'a inculqué un peu les valeurs, explique Camelia, 23 ans, rentrée samedi à Paris, après trois mois en Espagne.
Je reviens pour la victoire et ça fait plaisir, sourit cette étudiante en géographie, maillot de l'ex-vedette du PSG Ronaldinho sur les épaules.
La célébration s'est tenue dans une ambiance très bon enfant.
La veille, l'après-match a donné lieu à de nombreux débordements, à Paris et ailleurs en France avec des centaines d'interpellations et des dizaines de blessés parmi civils et forces de l'ordre.
Leur dire merci
Maillot de Désiré Doué sur les épaules, enveloppé dans un grand drapeau, Josua, 14 ans, est venu pour célébrer la deuxième étoile du Paris Saint-Germain.
Franck, son fils Josua, et la fille d'un ami ont fait 450 kilomètres pour venir jusqu'à Paris à partir du département de l'Isère ce dimanche.
Pour leur dire merci, commence Franck, parce qu'ils ont un entraîneur qui est exemplaire, donc si la société était comme l'entraîneur, ce serait merveilleux.

L'équipe a célébré avec le président français, Emmanuel Macron.
Photo : AFP / Getty / CHRISTOPHE PETIT TESSON
Les joueurs du PSG ont ensuite être reçus par Emmanuel Macron à l'Élysée, avant de communier au Parc des Princes avec leurs supporters.
Inès, 28 ans, qui a fêté les joueurs sur le Champ-de-Mars n'ira malheureusement pas au Parc. L'année prochaine pour la troisième étoile ? Jamais deux sans trois!.


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