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Sept-Îles veut se positionner comme une référence en énergie renouvelable au Québec. La Ville a annoncé lundi son intention de s'associer à l'entreprise Développement Éolectric et de la soutenir à hauteur de 800 000 dollars. L’objectif est d’implanter un parc de panneaux solaires et ainsi répondre aux ambitions énergétiques d'Hydro-Québec.
C'est sur le site de l'ancien terrain de golf, situé derrière la SPCA, que pourrait naître le premier parc de panneaux photovoltaïques et centre solaire de Sept-Îles.
À terme, ce terrain vague pourrait accueillir entre 35 000 et 40 000 panneaux sur une superficie d’environ 28 hectares, des installations qui pourraient générer jusqu’à 18,5 mégawatts d’électricité.
Selon la directrice générale de la Ville, Catherine Lauzon, s’associer avec un projet énergétique serait une première pour Sept-Îles.

Catherine Lauzon, directrice générale de la Ville, voit ce partenariat comme une première étape pour positionner Sept-Îles comme un leader en énergies renouvelables. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
La volonté de Sept-Îles, c'est de se positionner à travers la province comme une ville qui veut propulser les énergies renouvelables et être ouverte à toutes formes de projets qui vont venir développer l'économie à Sept-Îles.
Elle ajoute que l’emplacement choisi offre un avantage clair.
Ce site est connu comme un ancien dépotoir, donc, pour nous, c'était une belle opportunité de venir revaloriser un site qui était décontaminé et donner une deuxième vie à un site qu'on n’aurait pas utilisé autrement, fait-elle valoir.
Un engouement solaire
Ce projet s'inscrit dans la foulée de l'appel d'offres lancé en 2025 par Hydro-Québec pour la production d'un bloc de 300 mégawatts d'énergie solaire. La société d'État s’était alors donné comme objectif de développer 3000 mégawatts d'ici 2035.

Un pylône de la ligne électrique à haute tension reliant le poste Arnaud à l'aluminerie Alouette, à Sept-Îles.
Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau
On a fait le constat qu’on avait sous-estimé l’énergie solaire au Québec, remarque Cendrix Bouchard, porte-parole pour Hydro-Québec. Il y a eu une diminution importante du prix des panneaux photovoltaïques au cours des dernières années et on prévoit que cette diminution va continuer, alors ça devient beaucoup plus intéressant.
Du côté de Développement Éolectric, on estime que le projet d’une valeur de près de 40 millions de dollars pourrait, s’il est retenu, générer d'importantes retombées économiques dans la communauté.

Cendrix Bouchard, d'Hydro-Québec, confirme l'attractivité croissante de l'énergie solaire en raison de la baisse des coûts des panneaux. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Là, on parle d’être partenaire avec la Ville de Sept-Îles, mais aussi avec des entrepreneurs locaux qui seront impliqués dans la construction de la centrale, avance David Marmen Vallée, gestionnaire de projets pour l’entreprise. Il y a aussi un partenariat de recherche avec le Cégep de Sept-Îles qui est envisagé, notamment pour étudier l'impact de l'enneigement sur la production d'électricité.
Un appui au projet de Développement PEK
En parallèle, la Ville a également offert son appui au projet de parc solaire communautaire de Développement PEK, porté conjointement par Uashat mak Mani-utenam et Mashteuiatsh, lors de la dernière séance publique du conseil municipal.
Cependant, la Ville compte investir uniquement dans celui d'Éolectric pour le moment. Le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot, a justifié cette prudence par ce qu’il considère être un niveau de risque plus élevé.
Ce second projet, prévu sur la Pointe-Noire, prévoit une capacité de production de 4,9 mégawatts.


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