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D’aussi loin qu’elle se souvienne, le hockey a toujours fait partie de la vie de Sarah-Michelle Gendron. La défenseuse de 22 ans souhaite être repêchée le 17 juin par l’une des 12 équipes de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).
J’ai joué au hockey toute ma vie. Dans ma famille, pas mal tout le monde a joué, surtout mon père et mon grand-père. Mon père était toujours sur la glace avec moi, lance la native de Rockland, dans l'est ontarien.

Sarah-Michelle Gendron a récolté 25 points lors de ses deux saisons avec l'Orange de Syracuse.
Photo : Orange de Syracuse
Le processus du repêchage de la LPHF demeure mystérieux pour des joueuses comme Sarah-Michelle Gendron. Elle a rempli un formulaire pour se déclarer admissible. Il n’y a pas de centrale de recrutement ni de camp d’évaluation comme les autres ligues professionnelles.
En tout, 236 joueuses - un record - ont mis leur nom dans le boulier, et 72 seront sélectionnées.
Comme la majorité des filles, je n’ai pas d’agent, je fais ça par moi-même. [...] Je n’ai vraiment aucune idée [si je serai sélectionnée]. Il y a tellement de joueuses talentueuses, dont des olympiennes, qui sont admissibles, admet la Franco-Ontarienne.
Le repêchage sera présenté à Détroit, mais la défenseuse sera en Italie pour ses vacances estivales. Elle suivra le tout, en pleine nuit, sur son ordinateur portable.
Un séjour aux États-Unis en deux temps
Dans le monde du hockey, on la connaît sous le nom de Sami Gendron. Son prénom a été charcuté par son ancien entraîneur des Stars de Gloucester qui souhaitait distinguer deux joueuses qui s’appelaient Sarah.

Native de Rockland, Sarah-Michelle Gendron a joué avec les Wildcats de Nepean avant de partir aux États-Unis pour quatre saisons. (Photo d'archives)
Photo : gracieuseté
Sarah-Michelle, ou Sami, a aussi joué pour le Lightning de Rockland et les Wildcats de Nepean avant de s’engager à l’Université Mercyhurst avec sa bonne amie Jade Maisonneuve, pour le début de la saison 2022-2023.
J’ai vraiment tout aimé : l’équipe, l’école, la communauté, l’État de la Pennsylvanie et notre ligue, énumère-t-elle en parlant de l’Atlantic Hockey America, qui réunit sept universités, dont Penn State, Syracuse et Lindenwood.
Après deux ans à Mercyhurst, Sarah-Michelle Gendron a choisi de rejoindre l’Université Syracuse pour ses deux dernières saisons universitaires. La raison? Avoir un plus gros rôle sur la patinoire, dit-elle.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a visé juste. La défenseuse a triplé sa production offensive (six points à Mercyhurst, 25 à Syracuse) et elle a été nommée capitaine de sa formation au chandail orangé.
Ça n’a pas été une décision facile de quitter Mercyhurst, mais ça a vraiment été une bonne décision. Syracuse a vraiment fait ressortir mon talent.

À Syracuse, Sarah-Michelle Gendron a été dirigée par Britni Smith, qui était adjointe avec l'équipe féminine aux Jeux olympiques.
Photo : Orange de Syracuse
La numéro 15 a aussi battu un record, celui du nombre de lancers bloqués en une saison par une joueuse de l’Orange de Syracuse. La Franco-Ontarienne en a bloqué 88. La précédente marque était de 81, établie par l’Ottavienne Jessica Cheung, un an plus tôt.
Bloquer des tirs, ce n’est pas quelque chose que je pratiquais jeune. J’ai commencé ça à Mercyhurst, mais c’est devenu mon identité à Syracuse.
Au-delà des succès sportifs, Sarah-Michelle Gendron a aussi brillé sur les bancs d’école. Lors d’un récent trimestre, elle a terminé avec une moyenne générale (Grade Point Average) de 4,0… sur 4.0. La perfection. Rien de moins.
Mon succès à l’école vient de ma mère. Elle est enseignante. Depuis que je suis toute jeune, elle me dit toujours ‘‘fais tes devoirs, fais ci, fais ça!’’, raconte-t-elle avec le sourire. Sur une note plus sérieuse, elle ajoute que ses études en psychologie la passionnent au plus haut point.

Sarah-Michelle Gendron en compagnie de sa mère, Natacha Beaulne-Gendron, et de son père Michel Gendron, lors de l'hommage aux joueuses de dernière année.
Photo : Orange de Syracuse
Ne sachant pas si elle allait faire le saut dans la LPHF, Sami s’est assurée de profiter pleinement de sa dernière saison universitaire, sa senior year comme on dit dans le jargon. Sa famille aussi.
Même mes grands-parents sont venus à presque tous les matchs! C’était une année très émotive. On a fermé ce chapitre en ne sachant pas si j’allais rejouer au hockey l’année prochaine.
Dans l’éventualité où elle ne trouve pas preneur, Sarah-Michelle Gendron a l’intention de demeurer dans le milieu du hockey. Elle souhaite être une idole pour les jeunes. Elle prévoit lancer, cet été, un programme de mentorat avec une amie.


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