Joanna Wietrzyk, athlète australienne, a remporté une étape de la Coupe du monde d'Hyrox qui se déroulait à Pékin du 12 au 14 septembre. Et ce alors même qu’elle a été prise de diarrhées en plein milieu de l'épreuve. Pourquoi certains sports provoquent-ils ce type de désagréments ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 | mis à jour aujourd'hui à 17:48 - Temps de lecture :

  • Lors de l’épreuve féminine « Pro » du Hyrox Beijing samedi 12 septembre, Joanna Wietrzyk, athlète australienne de 22 ans, a été prise de diarrhées, mais a continué (et remporté) la course, non sans avoir souillé ses vêtements et laissé des traces sur le sol et le matériel partagé avec les autres athlètes. Des vidéos et photos la montrant sur le parcours ont circulé sur les réseaux sociaux, alimentant un débat sur l’hygiène et la gestion de l’incident.Photo Adobe Stock

    Lors de l’épreuve féminine « Pro » du Hyrox Beijing samedi 12 septembre, Joanna Wietrzyk, athlète australienne de 22 ans, a été prise de diarrhées, mais a continué (et remporté) la course, non sans avoir souillé ses vêtements et laissé des traces sur le sol et le matériel partagé avec les autres athlètes. Des vidéos et photos la montrant sur le parcours ont circulé sur les réseaux sociaux, alimentant un débat sur l’hygiène et la gestion de l’incident.

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  • Si les organisateurs ont indiqué avoir immédiatement isolé et désinfecté les zones touchées, retiré l’équipement contaminé et procédé à un nettoyage approfondi du site, « d'autres participants et médias rapportent que certains athlètes auraient glissé sur la moquette en raison de la présence de matière fécale au sol », peut-on lire sur le site lequipe.fr.Photo Adobe Stock

    Si les organisateurs ont indiqué avoir immédiatement isolé et désinfecté les zones touchées, retiré l’équipement contaminé et procédé à un nettoyage approfondi du site, « d'autres participants et médias rapportent que certains athlètes auraient glissé sur la moquette en raison de la présence de matière fécale au sol », peut-on lire sur le site lequipe.fr.

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  • Ce phénomène, souvent appelé « diarrhée du coureur » ou « runner’s trots », correspond à des symptômes gastro-intestinaux (crampes, diarrhées...) survenant pendant ou juste après un exercice d’endurance. Il touche entre 30 % et 90 % des sportifs d’endurance, avec une fréquence qui augmente lors d’épreuves longues ou dans des conditions extrêmes.Photo Adobe Stock

    Ce phénomène, souvent appelé « diarrhée du coureur » ou « runner’s trots », correspond à des symptômes gastro-intestinaux (crampes, diarrhées...) survenant pendant ou juste après un exercice d’endurance. Il touche entre 30 % et 90 % des sportifs d’endurance, avec une fréquence qui augmente lors d’épreuves longues ou dans des conditions extrêmes.

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Lors de l’épreuve féminine « Pro » du Hyrox Beijing samedi 12 septembre, Joanna Wietrzyk, athlète australienne de 22 ans, a été prise de diarrhées, mais a continué (et remporté) la course, non sans avoir souillé ses vêtements et laissé des traces sur le sol et le matériel partagé avec les autres athlètes. Des vidéos et photos la montrant sur le parcours ont circulé sur les réseaux sociaux, alimentant un débat sur l’hygiène et la gestion de l’incident.

Si les organisateurs ont indiqué avoir immédiatement isolé et désinfecté les zones touchées, retiré l’équipement contaminé et procédé à un nettoyage approfondi du site, « d'autres participants et médias rapportent que certains athlètes auraient glissé sur la moquette en raison de la présence de matière fécale au sol », peut-on lire sur le site lequipe.fr.

Pourquoi l’effort intense peut déclencher des troubles digestifs ?

Ce phénomène, souvent appelé « diarrhée du coureur » ou « runner’s trots », correspond à des symptômes gastro-intestinaux (crampes, diarrhées...) survenant pendant ou juste après un exercice d’endurance. Il touche entre 30 % et 90 % des sportifs d’endurance, avec une fréquence qui augmente lors d’épreuves longues ou dans des conditions extrêmes.

« La cause de la diarrhée du coureur reste incertaine, explique la Mayo Clinic (Rochester, Etats-Unis). Pendant l’effort intense, le sang est redistribué des intestins vers les muscles qui en ont le plus besoin sur le moment. Ce qui peut irriter la paroi digestive et accélérer le transit. Les chocs répétés sur les organes, le stress avant la course, la déshydratation, ou encore la consommation de certains aliments ou compléments (sucres, fibres, caféine...) peuvent aggraver les symptômes. »

Comme le précise le New York Post, « dans le cas de Wietrzyk, la nourriture de rue qu'elle semble avoir appréciée à Pékin avant le jour de la course semble avoir accentué le phénomène ».

Comment limiter les risques avant et pendant l’effort ?

Souvent, de simples modifications alimentaires peuvent aider à prévenir la diarrhée du sportif :

  • adapter l’alimentation la veille et avant l’épreuve : limiter les aliments riches en fibres et producteurs de gaz (haricots, son, crudités), les édulcorants de type sorbitol/isomalt, les graisses et la caféine ;
  • éviter de manger dans les 2 heures précédant l’effort et tester progressivement les gels/barres énergétiques à l’entraînement, jamais pour la première fois le jour J ;
  • bien s’hydrater, mais éviter les liquides très chauds qui peuvent accélérer le transit ;
  • éviter les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, naproxène), connus pour augmenter les soucis gastro-intestinaux durant l’effort.

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