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Les casques laser ou LED de faible intensité sont vendus comme une option thérapeutique pour l’alopécie, c’est-à-dire la chute de cheveux. Qu’en penser ?
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 09:17 | mis à jour aujourd'hui à 09:17 - Temps de lecture :
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La perte de cheveux touche des millions de personnes dans le monde, incitant beaucoup d’entre elles à tester divers moyens de la freiner.
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L’un d’entre eux, de plus en plus populaire, est la thérapie par LED ou laser de faible intensité (LLLT). Ceses méthodes de luminodermie ou de luminothérapie contre la chute des cheveux (un casque à porter 15 à 30 minutes par jour chez soi, et pouvant coûter jusqu’à plus de 1000 euros, non remboursés) peuvent-elles être efficaces ou relèvent-elles uniquement du marketing ?
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La thérapie par laser de faible intensité repose sur la photobiomodulation : des longueurs d’onde spécifiques (630 à 670 nm) stimuleraient le follicule pileux (qui produit le cheveu) et son activité. Quant aux casques LED, ils diffusent la lumière sur une zone plus large, avec une moindre précision et puissance.
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La perte de cheveux touche des millions de personnes dans le monde, incitant beaucoup d’entre elles à tester divers moyens de la freiner.
L’un d’entre eux, de plus en plus populaire, est la thérapie par LED ou laser de faible intensité (LLLT). Ceses méthodes de luminodermie ou de luminothérapie contre la chute des cheveux (un casque à porter 15 à 30 minutes par jour chez soi, et pouvant coûter jusqu’à plus de 1000 euros, non remboursés) peuvent-elles être efficaces ou relèvent-elles uniquement du marketing ?
Quel est le principe ?
La thérapie par laser de faible intensité repose sur la photobiomodulation : des longueurs d’onde spécifiques (630 à 670 nm) stimuleraient le follicule pileux (qui produit le cheveu) et son activité. Quant aux casques LED, ils diffusent la lumière sur une zone plus large, avec une moindre précision et puissance.
Cependant, « leur efficacité n’a pas encore été étudiée de façon approfondie, quels que soient les différents types d’alopécie ». Telle est la conclusion de la seule méta-analyse (analyse groupée de toutes les publications scientifiques réalisées par des chercheurs, indépendants ou liés aux fabricants) parue en 2025 et portant sur l’efficacité de ces dispositifs réunis sous la dénomination Low-level laser/LED therapy (LLLT).
Un signal d’efficacité dans l’alopécie androgénétique, la plus courante des alopécies
Cette recherche a été menée par une équipe indépendante des fabricants de ces masques, dirigée par le Dr Phillip Frost du département de dermatologue et de chirurgie cutanée (Université de Miami Miller School of Medicine, Floride, Etats-Unis).
Au total, 38 études portant sur 3 098 patients ont été analysées. La très grande majorité des participants souffrait d’alopécie androgénétique (perte progressive des cheveux, principalement liée aux facteurs hormonaux et génétiques). Les autres étaient atteints d’alopécie cicatricielle (chute des cheveux avec destruction définitive des follicules), de pelade (chute des cheveux par plaques, liée à un phénomène auto-immun), d’effluvium télogène (chute diffuse et temporaire des cheveux, souvent déclenchée par un stress, une maladie ou un changement hormonal) ou d’une perte de cheveux liée à une chimiothérapie.
Une augmentation significative de la croissance capillaire
Chez les personnes atteintes d’alopécie androgénétique, et en particulier débutante, la LLLT a entraîné une augmentation significative de la densité des cheveux par rapport au placebo, surtout au-delà de 20 semaines. Ce qui fait dire aux chercheurs que « la LLLT constitue une option thérapeutique prometteuse pour les patients atteints d'alopécie androgénétique », dans l’attente de données plus solides.
En revanche, les résultats étaient beaucoup trop limités pour les autres formes d’alopécie pour juger de l’efficacité des produits. De plus, difficile d’être affirmatif, vu la grande diversité des dispositifs testés (allant des casques à diodes laser aux bonnets en tissu) et des protocoles de traitement. Cela produit en effet une très grande hétérogénéité des résultats, compliqués à analyser.
Deux dermatologues indépendants, les Drs Dawn Queen (Columbia University Medical Center, New York City) et Marc R. Avram (Department of Dermatology at Weill Cornell Medical School, New York City) commentaient ces résultats dans la revue Dermatologic Surgery : « on pense que la LLLT favorise la repousse capillaire grâce à des mécanismes tels que l’amélioration de la circulation sanguine, la stimulation des follicules pileux et des effets anti-inflammatoires ». Ils ajoutent : « bien que l'innocuité soit largement reconnue, aucune étude n'a dépassé une durée de 24 mois ; des questions subsistent donc quant (…) au maintien de l'efficacité ». Ils concluent qu’il existe « un potentiel pour cette thérapie et peut-être des bénéfices complémentaires lorsqu’elle est associée à d’autres traitements conventionnels ».


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