Longtemps soupçonné de favoriser l'arthrose, le craquement des doigts intrigue autant qu'il agace. Pourtant, les recherches scientifiques révèlent un mécanisme largement inoffensif pour les articulations.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:30 - Temps de lecture :

  • Pour certains, le fait d’étirer ses doigts pour les faire craquer est simplement une mauvaise habitude. Mais ce comportement présente-t-il des risques ? Pour répondre à cette question, il convient de s’en poser une autre : que se passe-t-il dans nos doigts lorsque ceux-ci viennent à claquer ?Photo Adobe Stock

    Pour certains, le fait d’étirer ses doigts pour les faire craquer est simplement une mauvaise habitude. Mais ce comportement présente-t-il des risques ? Pour répondre à cette question, il convient de s’en poser une autre : que se passe-t-il dans nos doigts lorsque ceux-ci viennent à claquer ?

    Photo Adobe Stock

  • Publicité
  • La théorie la plus communément admise est celle de l’explosion d'une bulle à l'intérieur de l'articulation. Lorsque l’on tire sur un doigt, il y a une augmentation du volume articulaire qui crée une bulle de gaz qui finit par éclater, et c’est le CRAC. Un peu comme un ballon que l’on gonflerait puis que l’on étirerait jusqu'à ce qu'il éclate.Photo Adobe Stock

    La théorie la plus communément admise est celle de l’explosion d'une bulle à l'intérieur de l'articulation. Lorsque l’on tire sur un doigt, il y a une augmentation du volume articulaire qui crée une bulle de gaz qui finit par éclater, et c’est le CRAC. Un peu comme un ballon que l’on gonflerait puis que l’on étirerait jusqu'à ce qu'il éclate.

    Photo Adobe Stock

  • Mais un autre son de cloche existe. IRM à l’appui, des scientifiques ont observé l’origine du craquement. En fait, la tension sur l’articulation engendre la formation d'une cavité dans le liquide synovial situé au niveau des articulations. Après le bruit de craquement, la cavité persiste sur les images ce qui signifierait que le phénomène de craquement articulaire est associé à la création d'une cavité et non pas à son “explosion”.Photo Adobe Stock

    Mais un autre son de cloche existe. IRM à l’appui, des scientifiques ont observé l’origine du craquement. En fait, la tension sur l’articulation engendre la formation d'une cavité dans le liquide synovial situé au niveau des articulations. Après le bruit de craquement, la cavité persiste sur les images ce qui signifierait que le phénomène de craquement articulaire est associé à la création d'une cavité et non pas à son “explosion”.

    Photo Adobe Stock

Pour certains, le fait d’étirer ses doigts pour les faire craquer est simplement une mauvaise habitude. Mais ce comportement présente-t-il des risques ? Pour répondre à cette question, il convient de s’en poser une autre : que se passe-t-il dans nos doigts lorsque ceux-ci viennent à claquer ?

La théorie la plus communément admise est celle de l’explosion d'une bulle à l'intérieur de l'articulation. Lorsque l’on tire sur un doigt, il y a une augmentation du volume articulaire qui crée une bulle de gaz qui finit par éclater, et c’est le CRAC. Un peu comme un ballon que l’on gonflerait puis que l’on étirerait jusqu'à ce qu'il éclate.

Mais un autre son de cloche existe. IRM à l’appui, des scientifiques ont observé l’origine du craquement. En fait, la tension sur l’articulation engendre la formation d'une cavité dans le liquide synovial situé au niveau des articulations. Après le bruit de craquement, la cavité persiste sur les images ce qui signifierait que le phénomène de craquement articulaire est associé à la création d'une cavité et non pas à son “explosion”.

Arthrose ou non ?

Contrairement à une idée largement répandue, faire craquer les jointures est, selon toute vraisemblance, inoffensif. Certains cas de blessures au niveau des tendons au moment d’un craquement trop vigoureux ont parfois été répertoriés dans la littérature scientifique… mais ces cas font davantage office d’exception que de règle.

Pour nous en convaincre, un médecin californien s’est en quelque sorte « auto-testé » tout au long de sa vie. Durant 60 ans, il s’est régulièrement fait craquer les doigts de la main gauche. Puis, à la fin des années 90, il a comparé ses 2 mains via des radiographies. Résultat, aucune différence n’a été notée. Une étude plus vaste conduite en 2011 sur des personnes âgées entre 50 et 89 ans est arrivée à une conclusion similaire.

Enfin, il n’a pas été montré que cette fâcheuse habitude s’accompagne d’une usure articulaire par dégénérescence du cartilage. Donc, se faire craquer les doigts, agaçant peut-être, mais dangereux, sûrement pas.

Articles les plus lusMagazine Santé