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Obésité infantile : la génétique influence l’IMC plus que l’environnement intra-utérin

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Des chercheurs ont identifié des variants génétiques expliquant les disparités de réponse aux médicaments contre l’obésité, notamment les GLP-1. Parallèlement, une étude norvégienne publiée dans PLoS Medicine révèle que la génétique influence davantage l’indice de masse corporelle (IMC) durant l’enfance que l’environnement intra-utérin, contrairement au poids à la naissance.

La compréhension de l’obésité évolue vers une analyse plus fine de l’hérédité. Si le poids à la naissance a longtemps été perçu comme un indicateur clé, des données récentes suggèrent que la composante génétique reprend le dessus dès les premiers mois de la vie, dictant largement la trajectoire de l’IMC chez l’enfant.

L’influence prédominante des gènes sur l’IMC infantile

Une étude d’envergure, s’appuyant sur la Norwegian Mother, Father and Child Cohort Study (MoBa) et le Medical Birth Registry of Norway, a analysé jusqu’à 85 866 paires parents-enfants. Selon les résultats publiés dans PLoS Medicine, la génétique explique la majeure partie des similitudes d’IMC entre parents et enfants tout au long de l’enfance.

Les chercheurs ont utilisé un modèle d’équation structurelle étendu appelé Children of Twins (le modèle structural equation Multiple Children of Twins and Siblings [MCoTS]) pour analyser les associations entre les membres de la famille. Ce modèle permet de séparer les associations exposition-résultat en confounders génétiques et en une composante non génétique résiduelle, laquelle peut inclure des effets causaux et des confounders environnementaux.

L’analyse montre une distinction nette entre le poids à la naissance et l’évolution ultérieure. Si l’IMC maternel a une influence unique et forte sur le poids du nouveau-né, suggérant que l’environnement biologique durant la grossesse joue un rôle crucial, ce constat change après la naissance. L’étude a révélé que l’IMC maternel a une influence plus forte sur le poids à la naissance qu’il n’en a sur l’IMC durant l’enfance.

Dès l’âge de six mois, les facteurs hérités deviennent le moteur principal de l’association entre l’IMC des parents et celui de l’enfant. L’impact de l’hérédité s’accentue avec l’âge. À l’âge de huit ans, la part expliquée par la génétique commune atteint des proportions massives :

  • 79% de l’association entre l’IMC maternel et celui de l’enfant.
  • 94% de l’association avec l’IMC paternel.

Cette conclusion remet en question l’hypothèse de la surnutrition développementale, qui suggère que l’obésité serait principalement programmée avant la naissance, soit de manière préconceptionnelle ou durant la vie intra-utérine. Elle indique que réduire uniquement l’IMC des parents, sans modifier l’environnement postnatal de l’enfant, pourrait s’avérer insuffisant pour réduire significativement le risque d’obésité infantile.

Variants génétiques et efficacité des médicaments GLP-1

L’aspect génétique de l’obésité ne se limite pas à la transmission parentale ; il influence également la manière dont les patients réagissent aux traitements pharmacologiques. Une étude portant sur près de 28 000 personnes, rapportée par Mariana Lenharo, reporter pour Nature à New York City, a permis d’identifier des variants génétiques expliquant pourquoi les réponses aux médicaments contre l’obésité varient autant d’un individu à l’autre.

Photo: news-medical.net
Photo: Nature

Ces recherches, citées dans Nature 652, 845-846 (2026), se sont concentrées sur les médicaments GLP-1, une classe de traitements dont l’efficacité est marquée mais irrégulière selon les patients. Au-delà de la perte de poids, les scientifiques ont repéré des variants génétiques spécifiques qui augmentent le risque d’effets secondaires gastro-intestinaux liés à l’utilisation de ces molécules.

L’identification de ces marqueurs ouvre la voie à une approche plus personnalisée, permettant potentiellement de prédire non seulement l’efficacité du traitement, mais aussi la tolérance du patient avant même le début de la prescription.

Il est recommandé de consulter des professionnels de santé qualifiés pour toute question relative aux traitements de l’obésité ou à l’interprétation de ces données génétiques.

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