Les Anglo-Saxons parlent de tomber dans le sommeil, traduction littérale de "to fall asleep". Et si cette sensation de chute existait vraiment ? Vous l’avez d’ailleurs peut-être déjà ressentie… Explication.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • Bien sûr, l’expression « tomber de sommeil » fait référence à cette incapacité de lutter contre le besoin de dormir. Mais pas seulement.Photo Adobe Stock

    Bien sûr, l’expression « tomber de sommeil » fait référence à cette incapacité de lutter contre le besoin de dormir. Mais pas seulement.

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  • Car le sommeil ne s’accompagne pas nécessairement d’une atonie complète ! Au contraire, bien des mouvements peuvent survenir, à différents moments.Photo Adobe Stock

    Car le sommeil ne s’accompagne pas nécessairement d’une atonie complète ! Au contraire, bien des mouvements peuvent survenir, à différents moments.

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  • Y compris lors de la phase d’endormissement, avec cette impression parfois de tomber dans un trou !Photo Adobe Stock

    Y compris lors de la phase d’endormissement, avec cette impression parfois de tomber dans un trou !

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Bien sûr, l’expression « tomber de sommeil » fait référence à cette incapacité de lutter contre le besoin de dormir. Mais pas seulement.

Car le sommeil ne s’accompagne pas nécessairement d’une atonie complète... Au contraire, bien des mouvements peuvent survenir, à différents moments.

Y compris lors de la phase d’endormissement, avec cette impression parfois de tomber dans un trou.

Détente et contraction

Les premières minutes, voire les premières secondes du sommeil, apparaissent marquées par une détente musculaire globale.

Jusqu’à – parfois – un réveil en sursaut, consécutif à une contraction soudaine et brève du corps, soit dans son intégralité, soit de plusieurs segments (jambes, bras…)

Les spécialistes parlent de myoclonie, ou plus simplement de sursaut d’endormissement.

Hallucination

Celui-ci peut être accompagné d’une hallucination dite somesthésique, c’est-à-dire avec de véritables sensations physiques et/ou sensorielles, qui procurent cette impression de « tomber dans un trou ».  

Le phénomène serait relativement courant puisqu’entre 60 et 70% de la population l’auraient déjà expérimenté, de façon plus ou moins régulière.

Mauvaise interprétation ?

Les raisons restent peu claires, mal élucidées sur le plan scientifique. Il pourrait s’agir d’une mauvaise interprétation du cerveau lors de la phase d’endormissement.

De façon schématique, il affilierait celle-ci au… réveil, avant de s’inquiéter de l’immobilisme musculaire. Il enverrait alors aux muscles quelques signaux afin de s’assurer que tout va pour le mieux… D’où ce réveil brutal, voire cette sensation de chute.

Source : Revue Médicale Suisse, Neurologie, 604, 25 avril 2018 - Cleveland Clinic – Mayo Clini

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