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AVIS D’EXPERTS - Une étude menée auprès de 412 patientes révèle que l’adhésion aux traitements de longue durée ne dépend ni de la peur ni de la pression, mais de la motivation autonome. Le premier levier ? L’attitude de l’oncologue.
Irène Georgescu est professeur des universités à Montpellier Management/Université de Montpellier. Elodie Gigout est ingénieur de recherche au Centre de recherche en gestion de l’École polytechnique. Étienne Minvielle est Directeur du Centre de Recherche en Gestion de l’École polytechnique. Israa Salma est post-doctorante en gestion des soins de santé à l’École polytechnique. Tous quatre sont auteurs de l’article « Autonomous motivation and adherence intention in long-term breast cancer treatment: a self-determination theory model », publié dans la revue The Breast, 2026.
C’est l’un des paradoxes les plus troublants de la cancérologie moderne. Après un cancer du sein, des traitements oraux (tamoxifène, anti-aromatase ou inhibiteurs de CDK4/6) pris pendant cinq à dix ans réduisent significativement le risque de récidive. Pourtant, 30 à 50 % des patientes interrompent leur traitement dans les cinq ans, au prix d’un risque documenté de rechute ou d’une moins bonne maîtrise de la maladie…


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