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L'intelligence artificielle pourrait-elle accélérer la création de nouveaux vaccins ? Au Royaume-Uni, des chercheurs ont testé pour la première fois chez l'humain un vaccin conçu à l’aide de l’IA. Objectif : faire de ce vaccin expérimental un vaccin universel.
En partenariat avec Destination Santé - 10 juin 2026 à 12:00 - Temps de lecture :
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Depuis la pandémie de Covid-19, les scientifiques cherchent à mieux anticiper l’apparition de nouveaux coronavirus. Pour y parvenir, une équipe de chercheurs britanniques a développé un vaccin expérimental nommé pEVAC-PS. L’objectif est de le rendre capable de protéger contre plusieurs virus appartenant à une même famille, appelée les sarbecovirus.
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Cette famille comprend notamment le SARS-CoV-2, responsable du Covid-19, mais aussi le virus du SRAS apparu en 2003 ou encore le MERS-CoV identifié en Arabie Saoudite en 2012. D’autres coronavirus présents chez certaines espèces animales en font également partie. Cette technologie utilise un « super-antigène » conçu par intelligence artificielle pour offrir une protection durable contre un large éventail de virus – par exemple, les virus du groupe Ebola ou du groupe Sarbeco-coronavirus – même en cas de mutation.
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« Nous sommes passés d’une approche réactive à une approche pérenne. Nos vaccins continueront d’assurer une protection contre les virus alors même qu’ils mutent », explique le Pr Jonathan Heeney, responsable scientifique de la recherche, à l’université de Cambridge (Angleterre), dans un communiqué.
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Depuis la pandémie de Covid-19, les scientifiques cherchent à mieux anticiper l’apparition de nouveaux coronavirus. Pour y parvenir, une équipe de chercheurs britanniques a développé un vaccin expérimental nommé pEVAC-PS. L’objectif est de le rendre capable de protéger contre plusieurs virus appartenant à une même famille, appelée les sarbecovirus.
Cette famille comprend notamment le SARS-CoV-2, responsable du Covid-19, mais aussi le virus du SRAS apparu en 2003 ou encore le MERS-CoV identifié en Arabie Saoudite en 2012. D’autres coronavirus présents chez certaines espèces animales en font également partie. Cette technologie utilise un « super-antigène » conçu par intelligence artificielle pour offrir une protection durable contre un large éventail de virus – par exemple, les virus du groupe Ebola ou du groupe Sarbeco-coronavirus – même en cas de mutation.
« Nous sommes passés d’une approche réactive à une approche pérenne. Nos vaccins continueront d’assurer une protection contre les virus alors même qu’ils mutent », explique le Pr Jonathan Heeney, responsable scientifique de la recherche, à l’université de Cambridge (Angleterre), dans un communiqué.
Ce vaccin a une particularité, son antigène. C’est-à-dire l’élément chargé de déclencher une réponse immunitaire. Pour le concevoir, l’équipe a utilisé l’ensemble des séquences génétiques disponibles sur les coronavirus Sarbeco recensés dans le monde, à l’aide de l’IA. Les parties du virus les plus susceptibles de rester stables malgré l’apparition de nouveaux variants ont pu être identifiées. À partir de ces données, l’IA a permis de concevoir un antigène capable de cibler plusieurs coronavirus à la fois.
Un premier essai chez l’humain
Les résultats ont été publiés en juin 2026, dans la revue scientifique Journal of Infection. Au total, 39 volontaires âgés de 18 à 50 ans ont participé à cet essai clinique. Cette première phase n’avait pas pour but de démontrer dès le départ l’efficacité du vaccin mais de s’assurer de son innocuité
Les chercheurs rapportent qu’aucun effet indésirable grave n’a été observé chez les participants. Le vaccin a été considéré comme bien toléré. De plus, une réponse immunitaire a été observée chez plusieurs volontaires, mais reste limitée.
Pour Jonathan Heeney, ces premiers résultats montrent qu’il est possible de dépasser les limites des vaccins actuels. « Nous avons surmonté le problème des vaccins traditionnels, qui ont une protection limitée. Cela signifie que nous pouvons sortir du cycle infernal de la chasse aux variants du virus circulant chez l’homme et de la mise à jour constante des vaccins. »
L’intelligence artificielle au service de la prévention
Cette étude représente surtout une première étape. « Cette nouvelle génération de vaccins universels est conçu pour l’avenir. Elle protège non seulement contre de nombreux variants simultanément, mais aussi potentiellement contre des virus apparentés qui n’ont pas encore émergé et n’ont pas encore été transmis à l’homme », estime le Pr Saul Faust, investigateur principal de l’essai.
Il s’agit d’une étape importante dans l’exploration de nouvelles méthodes dans la conception vaccinale, à un moment où l’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans la recherche médicale. « Si nous parvenons à développer et à faire progresser cliniquement cette nouvelle génération de vaccins avant le début d’une épidémie virale, des millions de vies pourraient être sauvées, des confinements évités et l’économie préservée », ajoute-t-il.


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