Malnutrition, pancréatite, interactions avec d’autres médicaments… le mésusage des analogues du GLP-1, indiqués dans le traitement du diabète de type 2 mal contrôlé, le surpoids et l’obésité, persiste malgré les risques. Un nouveau rapport de l’ANSM confirme les risques parfois graves en lien ces mésusages.

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  • Les analogues du GLP-1 (aGLP-1) sont des médicaments utilisés pour traiter le diabète de type 2 et l’obésité. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié, mercredi 7 octobre, le troisième rapport issu de l’enquête de pharmacovigilance les concernant.Photo Adobe Stock

    Les analogues du GLP-1 (aGLP-1) sont des médicaments utilisés pour traiter le diabète de type 2 et l’obésité. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié, mercredi 7 octobre, le troisième rapport issu de l’enquête de pharmacovigilance les concernant.

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  • Le Trulicity, l’Ozempic et le Victoza, indiqués dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, étaient étudiés dans le rapport, de même que le Wegovy et le Saxenda, indiqués pour leur part dans le traitement du surpoids et de l’obésité. Le rapport porte également sur le Mounjaro, qui, lui, peut être prescrit en France dans ces deux indications.Photo Adobe Stock

    Le Trulicity, l’Ozempic et le Victoza, indiqués dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, étaient étudiés dans le rapport, de même que le Wegovy et le Saxenda, indiqués pour leur part dans le traitement du surpoids et de l’obésité. Le rapport porte également sur le Mounjaro, qui, lui, peut être prescrit en France dans ces deux indications.

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  • Pour rappel, dans le traitement du surpoids et de l’obésité, les aGLP-1 sont indiqués chez l’adulte ayant un IMC ≥ 30 kg/m2, ou un IMC compris entre 27 et 30 kg/m2 avec au moins un facteur de comorbidité (diabète, hypertension, dyslipidémie, maladie cardiovasculaire ou syndrome des apnées du sommeil).Photo Adobe Stock

    Pour rappel, dans le traitement du surpoids et de l’obésité, les aGLP-1 sont indiqués chez l’adulte ayant un IMC ≥ 30 kg/m2, ou un IMC compris entre 27 et 30 kg/m2 avec au moins un facteur de comorbidité (diabète, hypertension, dyslipidémie, maladie cardiovasculaire ou syndrome des apnées du sommeil).

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Les analogues du GLP-1 (aGLP-1) sont des médicaments utilisés pour traiter le diabète de type 2 et l’obésité. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié, mercredi 7 octobre, le troisième rapport issu de l’enquête de pharmacovigilance les concernant.

Le Trulicity, l’Ozempic et le Victoza, indiqués dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, étaient étudiés dans le rapport, de même que le Wegovy et le Saxenda, indiqués pour leur part dans le traitement du surpoids et de l’obésité. Le rapport porte également sur le Mounjaro, qui, lui, peut être prescrit en France dans ces deux indications.

Pour rappel, dans le traitement du surpoids et de l’obésité, les aGLP-1 sont indiqués chez l’adulte ayant un IMC ≥ 30 kg/m2, ou un IMC compris entre 27 et 30 kg/m2 avec au moins un facteur de comorbidité (diabète, hypertension, dyslipidémie, maladie cardiovasculaire ou syndrome des apnées du sommeil).

Des doses trop élevées ou augmentées trop rapidement

Le rapport met en évidence la persistance de mésusages dangereux, notamment l’utilisation de ces traitements pour perdre du poids en dehors de tout cadre médical. Des effets indésirables graves ont également été signalés, notamment des cas de pancréatite (inflammation du pancréas pouvant entraîner des complications graves), ainsi que des carences nutritionnelles et des situations de malnutrition. Le rapport signale également de possibles interactions entre les aGLP-1 et certains médicaments.

Selon l’enquête, menée entre février 2025 et janvier 2026, le nombre de patients traités par un aGLP-1 est estimé à plus de 840 000 en France. 2 801 cas d’effets indésirables ont été signalés, dont 515 cas graves. Les plus fréquemment signalés restent les troubles gastro-intestinaux, comme les nausées, les vomissements, les diarrhées et les douleurs abdominales, pouvant parfois entraîner une hospitalisation, ainsi que des cas de pancréatite, un risque connu et mentionné dans les notices de ces médicaments.

Sur cette même période, 36 effets indésirables en lien avec une utilisation non appropriée ont été signalés, dont 17 cas graves. Ceux liés à un mésusage concernaient plutôt des personnes jeunes. Deux tiers des cas concernaient un médicament obtenu en dehors des circuits officiels. « Dans plus de 9 cas sur 10, les doses utilisées étaient trop élevées ou augmentées trop rapidement par rapport aux recommandations », note l’ANSM, qui ajoute que cinq cas de pancréatite aiguë ont été recensés.

Quelles interactions avec d’autres médicaments ?

Parmi les cas de pancréatite aiguë rapportés, deux pourraient être responsables de décès. L’ANSM insiste sur l’importance pour les médecins d’informer leurs patients sur les symptômes d’une pancréatite aiguë. « Nous rappelons qu’un suivi régulier des patients traités par aGLP-1 peut permettre de repérer précocement les signes évocateurs d’effets indésirables graves associés à ces traitements et de mettre en place une prise en charge rapide et adaptée. »

Le rapport signale également un possible risque d’interaction avec certains médicaments, notamment ceux dont la dose doit être réglée avec beaucoup de précision, comme des anticoagulants. Chez les personnes qui prennent ces traitements, une surveillance médicale renforcée peut donc être nécessaire afin de limiter le risque d’effets indésirables.

Des effets indésirables inattendus

Il est également rapporté que, chez certains patients diabétiques traités par l’antidiabétique metformine, les aGLP-1 pourraient favoriser une augmentation du risque d’acidose lactique, notamment en cas de déshydratation provoquée par des vomissements. Ce mécanisme pourrait avoir contribué à deux décès durant la période étudiée.

Plusieurs autres effets indésirables, inhabituels, inattendus et/ou graves sont également en cours d’évaluation en France, mais aussi au niveau européen. Il s’agit d’atteintes ophtalmiques, d’infections ou d’inflammations de la vésicule biliaire et d’atteintes du foie, d’atteintes cérébrovasculaires (AVC), de troubles de l’érection, d’une possible diminution de l’efficacité des contraceptifs.

Pour rappel, les aGLP-1 ne sont pas recommandés durant la grossesse et un traitement doit être arrêté si une grossesse est connue.

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