Samedi 6 juin se tenait la Journée nationale de l’eczéma. Il s’agit de la deuxième maladie de peau la plus fréquente après l’acné. C’est plus de quatre millions de personnes concernées en France. Mais derrière les rougeurs et les démangeaisons, cette maladie chronique peut aussi entraîner des conséquences sur le bien-être psychologique. Entre stress, fatigue ou encore manque de confiance en soi, les difficultés rapportées par certains patients se multiplient.

Le Progrès - 09 juin 2026 à 17:00 - Temps de lecture :

  • L’eczéma atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau. Elle évolue généralement par poussées et se caractérise par des rougeurs, une peau sèche et des démangeaisons parfois très importantes et irritantes. En France, plus de 4 millions de personnes seraient concernées, dont 2,5 millions d’adultes de plus de 15 ans. Dans un avis d’experts publié par l’Association Française de l’Eczéma, Céline Le Bivic, psychologue clinicienne à l’hôpital Saint-Louis à Paris, affirme que l’eczéma et la santé mentale sont « intimement liés ».Photo Adobe Stock

    L’eczéma atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau. Elle évolue généralement par poussées et se caractérise par des rougeurs, une peau sèche et des démangeaisons parfois très importantes et irritantes. En France, plus de 4 millions de personnes seraient concernées, dont 2,5 millions d’adultes de plus de 15 ans. Dans un avis d’experts publié par l’Association Française de l’Eczéma, Céline Le Bivic, psychologue clinicienne à l’hôpital Saint-Louis à Paris, affirme que l’eczéma et la santé mentale sont « intimement liés ».

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  • L’eczéma reste mal compris. Parce qu’il est visible sur la peau, beaucoup de personnes considèrent qu’il s’agit uniquement d’un problème dermatologique. Pourtant, les conséquences de la maladie dépassent souvent le cadre physique. Ces symptômes répétés peuvent devenir difficiles à supporter et avoir un impact sur de nombreux aspects de la vie quotidienne. « Les répercussions mentales de la maladie ne doivent plus être taboues », insiste la spécialiste.Photo Adobe Stock

    L’eczéma reste mal compris. Parce qu’il est visible sur la peau, beaucoup de personnes considèrent qu’il s’agit uniquement d’un problème dermatologique. Pourtant, les conséquences de la maladie dépassent souvent le cadre physique. Ces symptômes répétés peuvent devenir difficiles à supporter et avoir un impact sur de nombreux aspects de la vie quotidienne. « Les répercussions mentales de la maladie ne doivent plus être taboues », insiste la spécialiste.

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  • L’une des principales conséquences psychologiques de l’eczéma concerne l’image de soi. Les plaques peuvent apparaître sur des zones particulièrement visibles comme le visage, mais aussi le cou ou les mains. Les patients se retrouvent alors confrontés au regard des autres, parfois même subir des remarques désagréables ou des jugements négatifs. La visibilité de cette maladie peut provoquer un sentiment de gêne, voire d’infériorité. Certaines personnes ont le sentiment d’être différentes et cherchent ainsi à cacher leur peau autant que possible.Photo Adobe Stock

    L’une des principales conséquences psychologiques de l’eczéma concerne l’image de soi. Les plaques peuvent apparaître sur des zones particulièrement visibles comme le visage, mais aussi le cou ou les mains. Les patients se retrouvent alors confrontés au regard des autres, parfois même subir des remarques désagréables ou des jugements négatifs. La visibilité de cette maladie peut provoquer un sentiment de gêne, voire d’infériorité. Certaines personnes ont le sentiment d’être différentes et cherchent ainsi à cacher leur peau autant que possible.

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L’eczéma atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau. Elle évolue généralement par poussées et se caractérise par des rougeurs, une peau sèche et des démangeaisons parfois très importantes et irritantes. En France, plus de 4 millions de personnes seraient concernées, dont 2,5 millions d’adultes de plus de 15 ans. Dans un avis d’experts publié par l’Association Française de l’Eczéma, Céline Le Bivic, psychologue clinicienne à l’hôpital Saint-Louis à Paris, affirme que l’eczéma et la santé mentale sont « intimement liés ».

L’eczéma reste mal compris. Parce qu’il est visible sur la peau, beaucoup de personnes considèrent qu’il s’agit uniquement d’un problème dermatologique. Pourtant, les conséquences de la maladie dépassent souvent le cadre physique. Ces symptômes répétés peuvent devenir difficiles à supporter et avoir un impact sur de nombreux aspects de la vie quotidienne. « Les répercussions mentales de la maladie ne doivent plus être taboues », insiste la spécialiste.

Un fort impact sur l’estime de soi

L’une des principales conséquences psychologiques de l’eczéma concerne l’image de soi. Les plaques peuvent apparaître sur des zones particulièrement visibles comme le visage, mais aussi le cou ou les mains. Les patients se retrouvent alors confrontés au regard des autres, parfois même subir des remarques désagréables ou des jugements négatifs. La visibilité de cette maladie peut provoquer un sentiment de gêne, voire d’infériorité. Certaines personnes ont le sentiment d’être différentes et cherchent ainsi à cacher leur peau autant que possible.

Selon Céline Le Bivic, ce phénomène peut aller plus loin qu’un simple complexe physique. Certaines personnes finissent par vouloir se rendre « transparentes » pour éviter d’attirer l’attention. Le risque principal est alors de s’isoler socialement.

De l’anxiété à la dépression

La psychologue rappelle que la stigmatisation, qu’elle soit réelle ou simplement ressentie par le patient, influence la santé mentale. La honte, la culpabilité mais également la frustration sont des émotions fréquemment rapportées. À long terme, celles-ci peuvent favoriser l’apparition d’une anxiété durable et parfois conduire à une dépression.

Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène. Le risque dépressif concernerait 40 % des femmes atteintes d’eczéma atopique et près de 31 % des hommes. Parmi les personnes souffrant d’un eczéma sévère, 38 % déclarent se sentir déprimées en permanence.

Le cercle vicieux du stress

Le stress occupe une place importante dans la maladie et peut aggraver les symptômes. Les démangeaisons incessantes, les poussées imprévisibles et les difficultés du quotidien peuvent générer du stress, ce qui favorise ensuite l’inflammation et l’aggravation des symptômes. Pour Céline Le Bivic, cette réaction s’explique notamment par l’augmentation du taux de cortisol, une hormone liée au stress qui influence le système immunitaire et les mécanismes inflammatoires.

Une prise en charge qui doit être globale

Pour les spécialistes, le traitement de l’eczéma ne doit pas se limiter aux soins dermatologiques. L’accompagnement psychologique joue un rôle important, notamment lorsque la maladie affecte fortement le quotidien. La psychologue recommande alors une approche globale prenant en compte à la fois les symptômes physiques et leurs conséquences psychiques. Elle souligne également l’importance de l’entourage et des associations de patients, qui permettent de partager des expériences et de se sentir moins seul face à la maladie.

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