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«Saint-Denis, La Courneuve... Ce que les laboratoires de LFI nous disent de la France de demain»

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FIGAROVOX/CHRONIQUE - Entre le maire de Saint-Denis qui veut désarmer la police, et celui de La Courneuve qui tient un discours flirtant avec le racialisme, les nouveaux «laboratoires» de LFI recèlent des enseignements sur ce qui pourrait attendre la France, estime Gilles-William Goldnadel.

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Il a publié récemment Vol au-dessus d’un nid de cocus (Fayard, 2025). Il est également président d’Avocats sans frontières. 


Il y a à peine plus d’un an, je publiais mon Journal d’un prisonnier , qui se voulait dystopie ironique. La Transe Insoumise prenait le pouvoir quasiment sans combattre et une République Islamique Autonome et Démocratique (RIAD) était proclamée en Seine-Saint-Denis. D’aucuns me trouvèrent exagérément alarmiste, nous n’y sommes pourtant plus très loin.

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Ainsi à Saint-Denis : Bally Bagayoko, de la France Insoumise, a été élu dès le premier tour. Celui-ci a aussitôt lancé «un processus de désarmement»  de cette police française qui «tue», selon son parti. Suppression immédiate des LBD, non-renouvellement des munitions, tout en conservant «pour le moment» les armes à feu. Résultat immédiat : certaines sources annoncent jusqu’à deux tiers des agents ayant demandé leur mutation, dont le directeur de la police municipale.

Le syndicat SDPM appelle clairement les policiers à «fuir les communes LFI». Dans une ville gangrenée par le narcotrafic, cette décision est moralement criminelle : elle envoie un signal aux trafiquants dont on ne sait s’il est de faiblesse ou de connivence. Le gouvernement a été contraint de rappeler à l’ordre le nouvel édile quant au respect du droit, notamment après des tentatives de mise à l’écart d’agents municipaux pour raisons politiques : «celles et ceux qui ne sont pas en phase avec notre projet politique partiront d’eux-mêmes».

À La Courneuve, le nouveau maire LFI, Aly Diouara, considère que la police française tue : « et elle tue souvent les mêmes. Par choix, par racisme et par nostalgie coloniale ».

Le premier conseil municipal a correspondu au folklore politique électrique du parti désormais ouvertement racialiste : sympathisants LFI huant violemment l’ancien maire socialiste Mathieu Hanotin, dont on remarquera que la capitulation morale d’avoir arboré le drapeau palestinien au fronton de l’hôtel de ville n’aura servi à rien. Un hommage fut également rendu aux «victimes des violences policières». Enfin, une élue socialiste a démissionné en dénonçant des «liens présumés» entre le nouveau maire et le commanditaire d’une agression dont elle avait été la victime.

À La Courneuve, le nouveau maire LFI, Aly Diouara, n’a jamais fait mystère de son racialisme. Il considère que la police française tue : «et elle tue souvent les mêmes. Par choix, par racisme et par nostalgie coloniale». Des vidéos virales datant du mois de janvier 2026 établissent que le nouveau maire proclame : «moi, mon sujet, c’est les gens de chez nous, c’est les noirs et les arabes qui ne votent pas». Soyons clairs, ces discours municipaux avaient été précédés par un discours national racialiste, anti-français, anti-Blanc non seulement de Jean-Luc Mélenchon mais aussi de ses lieutenants Carlos Bilongo, Sébastien Delogu ou Danièle Obono.

Le chef de la France insoumise chantant impunément l’hymne du grand remplacement et décrivant les vieux remplacés comme «tout blanc, tout moche». Quant à ses lieutenants, l’un souhaitait, et l’obtint, voir élu un racisé à Saint-Denis, Bilongo trouvait les noirs «plus intelligents» et les gens du Nord emprunts à une «pauvreté intellectuelle». Force est de constater que si un politicien de droite avait tenu la moitié de ce genre de propos, il eût connu la mort politique sociale subite, sans préjudice de poursuites judiciaires par saisine immédiate du parquet. J’avoue être un peu las de décrire une nouvelle fois ce privilège rouge.

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La presse prétendument antiraciste n’a pas fait grand cas de telles déclarations. Elle n’en avait pas fait davantage contre l’antisémitisme désormais permanent du parti d’extrême gauche. Raison pour laquelle, si le Parti socialiste a été justement puni de ses alliances obscènes avec un parti ouvertement racialiste, ce dernier n’a pas été lui-même puni dans les départements déjà racisés où il avait d’ores et déjà depuis longtemps répandu le poison antijuifs et antifrançais.

Une lueur d’espoir toutefois dans les ténèbres : le 26 mars, le Parlement européen a voté un nouveau règlement qui autorise explicitement la création de « hubs de retour » en dehors du territoire de l’Union européenne.

Mais allons plus loin dans l’examen du succès du racialisme chez les populations immigrées. Tout ne saurait être porté au débit du parti extrémiste qui en recueille aujourd’hui les fruits. SOS Racisme, en collant un signe jaune sur la poitrine des jeunes potes, leur indiqua déjà clairement qu’ils étaient les victimes du racisme des vieux beaufs français. Et notre président de la République française, pourtant une et indivisible, Emmanuel Macron, ne procéda pas autrement dans un discours littéralement stupéfiant. En mai 2018, devant Jean-Louis Borloo atterré qui venait de lui remettre son rapport sur les banlieues qu’il lui avait commandé, le président avait soudainement décrété : «ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport». Formule irresponsable qui ouvrait la voie à cette racialisation obsessionnelle du débat public.

LFI n’a fait que diffuser ce poison identitaire. À ce stade de déréliction, je l’écris solennellement : si l’immigration imposée de force au peuple français ne cesse immédiatement, la France sera un grand Saint-Denis dans dix ans. La majorité du peuple français abandonné et trahi ne pense plus autrement. Mais je sais la force du terrorisme intellectuel et médiatique qui s’y oppose.

Je prendrai deux exemples aussi récents qu’éloquents. On sait l’audiovisuel de service public, qui se veut progressiste, hostile au combat contre une immigration irrésistible. Il y voit, bien à tort, une animosité raciale contre l’étranger en général. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’émission très progressiste «Zoom Zoom Zen» sur France Inter, la thématique concernait le tourisme de masse, notamment à Bali. On a pu entendre l’animatrice se réjouir ouvertement de ce que les autorités balinaises «répriment les étrangers qui se comportaient mal». Étrangers qu’au surplus elle trouvait trop nombreux. J’aurais aimé lui faire comprendre que nous sommes tous des Balinais.

À lire aussi «Les islamistes utilisent l’extrême gauche pour infiltrer nos institutions»: Saint-Denis, dangereux laboratoire de la «nouvelle France» de Mélenchon

La lecture d’un article assez halluciné du journal Le Monde de samedi nous enseigne un «abécédaire de l’extrême droite» qui traque les mots révélateurs de la haine de l’immigré. Ainsi, l’usage des termes «racines», «état», «nation» trahirait l’excessive détestation. Le terrorisme intellectuel fait ainsi de la résistance. Au moment où les excès de l’immigration non seulement en matière d’insécurité mais à présent de cohésion nationale et de racisme contre la population indigène s’imposent à l’immense majorité du peuple français, ceux qui se sont commis avec l’extrême gauche identitaire et raciste voudraient empêcher tout combat existentiel.

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Une lueur d’espoir toutefois dans les ténèbres : le 26 mars, le Parlement européen a voté le nouveau règlement «retour» qui autorise explicitement la création de «hubs de retour»  en dehors du territoire de l’Union européenne. Concrètement, ce texte permettra aux États membres de conclure des accords bilatéraux avec des pays tiers pour installer des centres où seront envoyés, et le cas échéant détenus, les migrants en situation irrégulière dont la demande d’asile a été rejetée ou qui font l’objet d’une OQTF. L’objectif est clair : accélérer les expulsions (aujourd’hui exécutées à seulement 20 % des cas), contourner la non-coopération de certains pays d’origine – je pense à l’Algérie – et externaliser une partie de la gestion des retours. Ce texte général sécurise juridiquement ce mécanisme tout en renforçant les obligations de coopération des pays tiers sous peine de n’obtenir ni visas, ni aides au développement. C’est un premier pas concret vers une politique de fermeté trop longtemps réclamée, non par les racistes mais par ces réalistes déterminés sans rougir à défendre leurs racines et leur nation.

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