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CHRONIQUE - Lors du scrutin qui se tient ce mardi, les Israéliens devront en réalité répondre à la question suivante : l’État hébreu est-il toujours adepte d’un sionisme laïc et tolérant, ou plébiscite-t-il un sionisme religieux et expansionniste ?
Les élections législatives qui se tiennent ce mardi 27 octobre 2026 en Israël sont sans doute les plus cruciales que ce jeune pays ait connues depuis celles de mai 1977 – qui mirent fin à trente ans de domination du Parti travailliste au profit du Likoud de Menahem Begin et que les Israéliens appelèrent le Mahapakh (le renversement).
Elles ne sont pas cruciales en termes de programmes, dans la mesure où celui du principal challenger pour le poste de premier ministre, Gadi Eisenkot (un ancien chef d’état-major de l’armée ayant perdu son fils dans la guerre à Gaza), n’est pas significativement différent de celui de Benyamin Netanyahou (le premier ministre qui aura exercé le plus longtemps le pouvoir dans l’histoire de l’État hébreu).
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Comme Netanyahou, Eisenkot n’envisage pas de création d’un État palestinien à l’ouest du Jourdain. Il diffère du premier ministre sur la question du service militaire, souhaitant limiter les exemptions pour les haredim (les « craignant-Dieu », ces juifs ultra-orthodoxes…


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