Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Refuge d’espèces rares, une tourbière de Saint-Simon-de-Rimouski est désormais protégée

1 day_ago 4

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Dès que Mikaël Jaffré s’extirpe de sa petite voiture, les chants des oiseaux résonnent en lui. Il entend la mélodie haut perchée d’une grive solitaire et celle, tournoyante, d’une paruline couronnée. L’ornithologue agite les bras comme un chef d’orchestre. Pénétrer dans un milieu naturel le remplit d’excitation.

Ce lieu naturel, c’est une terre de 42 hectares, à Saint-Simon-de-Rimouski, qui vient de devenir une aire protégée privée. Deux crêtes rocheuses y enserrent une riche tourbière, havre d’oiseaux et de plantes rares, dont la plus grande orchidée du Québec.

Aux abords du Saint-Laurent, « les milieux humides aussi intègres que celui-ci sont très rares », explique M. Jaffré, directeur général d’Horizon-Nature Bas-Saint-Laurent, l’organisme de conservation qui est devenu propriétaire de la terre en mars 2026.

Ce matin, le biologiste fait visiter les lieux au Devoir. Il grimpe sur l’une des crêtes, tapissée de lichen. Une mer de bleuets virera azur, ici, en août. M. Jaffré s’arrête net pour observer une couleuvre rayée encore engourdie par la fraîcheur de la nuit.

Au sommet de la crête, un brouillard marin roule sur le paysage. La tourbière se cache des regards, au creux de la vallée. De rugueux pins rouges s’accrochent au roc, malgré l’absence de substrat. « Ils sont probablement bicentenaires ! » fait remarquer M. Jaffré.

Nous descendons au fond de la vallée, où un bourdon butine dans le thé du Labrador. Il s’agit d’une tourbière ombrotrophe, c’est-à-dire alimentée en eau par la pluie. Ses mousses s’accumulent au fil des millénaires et forment un plancher où le pied rebondit.

Ces jours-ci, Horizon-Nature investit son nouveau domaine : l’organisme vient d’installer cinq caméras pour brosser le portrait de la grande faune. Le cerf de Virginie, l’orignal et le coyote fréquentent le site, mais aussi probablement l’ours.

Des stagiaires s’affairent par ailleurs à inventorier la « microfaune » (souris, musaraignes, campagnols…) avec 96 pièges métalliques appâtés au beurre d’arachide. Pendant cinq jours, ils feront des relevés toutes les douze heures : à l’aube et en fin de journée.

Les lieux appartenaient auparavant à Litière Ouellet, une entreprise de L’Isle-Verte qui avait acheté la terre dans les années 1990 dans le but d’un jour y exploiter la tourbe. Elle finira plutôt par concentrer ses activités sur la litière pour animaux en ripe de bois.

« C’est un milieu écologique assez exceptionnel, donc ça me faisait plaisir de conclure la transaction pour aider à le conserver », explique Stéphane Ouellet, le propriétaire de Litière Ouellet, joint au téléphone quelques jours plus tard.

M. Ouellet a vendu la terre environ 45 % en deçà de sa juste valeur marchande, et ainsi consenti à un don de conservation reconnu fiscalement. Horizon-Nature, de son côté, a obtenu 80 000 dollars de la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec pour payer l’acquisition et les frais associés.

Plantes carnivores et parulines évanescentes

Sur le sentier mouillé, la chicoutai déploie ses feuilles vert tendre, ridées de jeunesse. Certains plants portent une fleur blanche, promesse de mûres plus tard cet été. L’iris versicolore, emblème floral québécois, est aussi en fleur, à quelques jours de la Saint-Jean-Baptiste.

Dans une zone de la tourbière peuplée de thuya occidental, l’an dernier, les biologistes d’Horizon-Nature ont vu des spécimens de cypripède royal, une immense orchidée aux feuilles de 25 cm, dont peu de populations sont connues au Québec. L’espèce est considérée comme « susceptible » d’être désignée menacée ou vulnérable.

Cette année, la plante n’a fait ni feuilles ni fleur. À l’issue d’un printemps froid, son rhizome ménage probablement ses forces pour mieux briller l’an prochain, explique M. Jaffré. Il faut dire que le cypripède royal aime prendre son temps : les jeunes plants mettent jusqu’à 10 ans avant de fleurir une première fois…

D’autres plantes remarquables sont en fleur : la sarracénie pourpre, carnivore, exhibe son inflorescence, qui rappelle un gros grelot brunâtre ; l’aréthuse bulbeuse, une délicate orchidée, déploie sa fleur magenta. Cette plante à fleurs est généralement très rare, mais, ici, elle abonde. « Il faut faire attention où on marche, c’est quand même un luxe ! » s’exclame M. Jaffré.

Plus loin, la partie la plus ouverte de la tourbière, où s’élèvent quelques conifères rachitiques, représente « exactement » l’habitat de la paruline à couronne rousse, petit joyau aviaire de l’aire protégée, souligne l’ornithologue, les jumelles au cou.

Ce site est le seul connu dans la MRC des Basques (dont le chef-lieu est Trois-Pistoles) où niche la paruline à couronne rousse, poursuit-il. Cet oiseau était autrefois « omniprésent » dans les tourbières du Bas-Saint-Laurent. « Mais son habitat, soit il a disparu, soit il s’est détérioré. »

Autre volatile remarquable, la moucherolle à côtés olive niche également sur le site. Cet oiseau insectivore aérien accuse un net déclin, ces dernières décennies, ce qui lui vaut au fédéral le statut d’espèce en situation « préoccupante ».

Ainsi, le défilé des espèces rares est incessant, par ici. Le secteur des crêtes littorales de Saint-Simon, historiquement peu perturbé en raison de ses milieux humides et de ses pentes raides, est toutefois vulnérable, de nos jours, à une certaine pression immobilière, s’inquiète M. Jaffré.

Horizon-Nature érige donc en priorité la conservation de ce secteur, qui comprend des dizaines de lots privés. Pour protéger au maximum l’intégrité de la tourbière, qui repose au creux de la vallée de la Petite rivière du Nord de la Montagne, il faut que ses pourtours demeurent intacts.

Déjà, une trentaine de propriétaires ont signé une déclaration d’intention selon laquelle ils s’engagent moralement à préserver le milieu naturel, ce qui ne les empêche pas de cueillir ou de chasser. Horizon-Nature aimerait aussi conclure d’autres acquisitions dans le secteur.

Au bout de la tourbière, les bottes du biologiste s’enfoncent dans un sol détrempé, picoté de plantes carnivores. « L’air est protéiné… » fait-il remarquer, la tête dans un nuage de moustiques, satisfait de savoir que le destin de ce lieu magique est maintenant assuré.

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway