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TRIBUNE - Après avoir promis une capitulation rapide de l’Iran, Donald Trump sera sans doute contraint d’accepter un accord plus favorable à l’Iran que celui signé par Barack Obama en 2015, et qu’il avait révoqué en 2018, analyse l’historien*.
Passer la publicité*Ran Halévi est directeur de recherche au CNRS et professeur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron. Dernier livre paru : Le Chaos de la démocratie américaine (Gallimard, « Folio actuel », 2025).
Dans les négociations qui s’éternisent depuis deux mois entre Américains et Iraniens, le régime des mollahs joue le maître des horloges. Malgré les ravages subis par six semaines de bombardements (plus de 13 000 objectifs stratégiques et industriels touchés) et la décapitation d’une partie de son élite politique et militaire, il est sorti vainqueur, si l’on peut dire, de sa défaite militaire. Non seulement du fait d’y avoir survécu, mais parce qu’il a réussi, grâce à des ripostes ciblées visant des bases américaines et les alliés des États-Unis dans le Golfe, grâce surtout à la fermeture du détroit d’Ormuz, à restaurer et même à décupler ses leviers géopolitiques et son redoutable pouvoir de nuisance, qu’on croyait sérieusement abîmés après la « guerre des douze jours »


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