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Les plus récentes performances du Canada au volleyball masculin remettent en question la tenue de matchs de la Ligue des nations de volleyball (VNL) à Québec l'an prochain. L'équipe canadienne a été exclue de la prochaine édition du tournoi en terminant au dernier rang.
Le président du comité organisateur de la VNL à Québec, Gilles Lépine, craint que le parcours difficile des hommes de l’entraîneur-chef Dan Lewis n'ait un effet domino sur le déroulement des compétitions masculine et féminine prévues respectivement dans la capitale provinciale et dans la capitale fédérale au printemps prochain.
Depuis 2025, Québec et Ottawa se partagent chaque année l’organisation simultanée de rencontres masculines et féminines de la première manche de la compétition.
L’équipe qui se classe en dernière position est reléguée et donc exclue de la VNL, note Gilles Lépine. Et normalement, pour accueillir [une étape], il faut en faire partie.

Gilles Lépine, président du comité organisateur de la VNL à Québec
Photo : Radio-Canada
Il indique travailler d’arrache-pied afin de trouver un terrain d’entente pour conserver l’événement au Centre Vidéotron et ainsi continuer à faire partie du club sélect des trois pays qui ont l’occasion de lancer annuellement les volets masculin et féminin de ce grand tournoi mondial.
Un précédent
L’homme qui s’implique dans le volleyball au Québec depuis plus de six décennies se veut rassurant. Il indique que, par le passé, les hautes instances de Volleyball World, la fédération internationale responsable du tournoi, ont déjà permis à deux reprises à des pays d’être exemptés de ce règlement.
Les Philippines et la Thaïlande ont eu le droit de recevoir une étape de la VNL sans s'être qualifiées parce qu’il y avait beaucoup d’ambiance et beaucoup d’intérêt là-bas.
Cette situation n’est pas sans rappeler le succès des deux éditions précédentes à Québec, qui avaient enregistré des foules de plus de 34 000 curieux lors de la compétition masculine en 2025 et de 31 000 personnes pour les femmes en juin dernier.

L'équipe canadienne avait connu un très bon tournoi lors de la première semaine de la Ligue des nations de volleyball présentée à Québec en juin dernier. (Photo d'archives)
Photo : Gestev
La fédération internationale nous voit vraiment d’un très bon œil et elle est emballée par ce qui se passe [ici], se réjouit-il. On a battu des records nord-américains pour la VNL en Amérique du Nord, tient à rappeler Gilles Lépine.
L’ancien entraîneur du Rouge et Or de l'Université Laval précise également que Volleyball Canada serait en négociation avec Volleyball World pour garder la VNL au Canada pendant plusieurs années.
Je pense que ce serait une bonne décision d’affaires pour la fédération de dire qu'elle veut maintenir ça au Canada pour recevoir les hommes et les femmes encore l’année prochaine pour la première semaine de la compétition.
De retour en 2028
Celui qui a été intronisé au Temple de la renommée de Volleyball Canada en juin précise également que la performance décevante des joueurs canadiens est exceptionnelle et qu’il est confiant qu’ils retrouveront rapidement leur niveau de jeu.
Sachant que, par le passé, l’équipe a toujours été là et qu’elle devrait revenir parce que la façon d’accéder à la VNL, c’est le nombre de points au niveau international et le Canada a beaucoup de points et devrait être de retour en 2028.
Même s’il souhaite voir des équipes internationales fouler la surface du Centre Vidéotron l’an prochain, Gilles Lépine reconnaît que toutes les parties prenantes devront ramer dans la même direction.

Le Centre Vidéotron aménagé pour accueillir la Ligue des nations de volleyball en 2025 (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Ce n’est pas moi qui contrôle toutes les ficelles, prévient-il. On doit bien sûr avoir en premier l’aval de la fédération internationale, qui est en discussion avec Volleyball Canada, mais aussi celui des gouvernements du Canada et du Québec qui vont nous dire s’ils veulent subventionner l’événement [malgré l’absence du Canada], renchérit Gilles Lépine.
On investit pour le futur, parce que, si on n’est plus là, c’est très difficile de revenir dans le cercle fermé et de se retrouver dans ce groupe privilégié qui reçoit la VNL.
Questionné sur la réticence potentielle du comité organisateur à l’idée de proposer une édition sans l’équipe canadienne, Gilles Lépine n’hésite pas une seconde.
Si on nous offre la chance de voir six des meilleures équipes au monde venir à Québec, les gens vont sauter sur cette occasion avec grand plaisir, c’est évident.
Selon lui, même quand le Canada n’était pas sur le terrain lors des deux éditions précédentes, le public était au rendez-vous au Centre Vidéotron, ce qui a attiré l’attention des hautes instances du milieu.
On a créé un engouement fort intéressant pour le volleyball, ce qui fait qu’il y a déjà beaucoup de gens qui sont intéressés à revenir et, puisque c’est la première semaine de compétition, les équipes arrivent d’avance et on peut proposer des matchs d’exhibition, ajoute-t-il, soulevant même l’idée d’inviter le Canada pour rassasier les partisans de l’unifolié.
Avec les informations de Jean-Philippe Martin


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