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Que peuvent les élus municipaux du N.-B. devant la dégradation des réseaux cellulaires?

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Malgré les difficultés rencontrées afin d'améliorer la couverture cellulaire dans leurs communautés, des élus du Nord du Nouveau-Brunswick ne baissent pas les bras afin d'améliorer les services de téléphonie dans leur région.

Les élus municipaux se sentent-ils impuissants devant la détérioration du réseau cellulaire en région rurale?

La question se pose puisque les grandes entreprises responsables de ce service ne semblent pas être en mesure d'améliorer la communication.

L'ancien maire de la municipalité des Hautes-Terres, Denis Landry, dit constater, comme tout le monde, la dégradation du service.

C'était supposé être la merveille du monde, lance-t-il. Je peux dire qu'avec la 5G, on a perdu du service, énormément de service.

Les maires Denis Landry (Hautes-Terres), Joseph Lanteigne (Rivière-du-Nord) et Bernard Thériault (Caraquet) pendant la réunion extraordinaire de la CSRPA, jeudi.

Denis Landry, alors maire de la municipalité de Hautes-Terres, fait une intervention à la table de la CSRPA, devant les regards attentifs de Joseph Lanteigne, ex-maire de Rivière-du-Nord et Bernard Thériault, maire de Caraquet.

Photo : Radio-Canada / Réal Fradette

Denis Landry a mené la charge pour dénoncer le mauvais réseau cellulaire et tenter de le faire améliorer, d'abord à la table de sa municipalité, ensuite à la commission des services régionaux de la Péninsule acadienne (CSRPA).

La commission aussi a écrit des lettres aux fournisseurs Rogers, Bell et d'autres compagnies, se souvient-il. Madame [Nicole] Somers, [l'ancienne mairesse] de Saint-Quentin et ensuite Mario Pelletier [maire de Bois-Joli] de la région de Balmoral ont fait rouler cette balle-là. On a essayé, avec l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

L'ancien maire dit avoir eu l'impression de frapper un mur. Une discussion avec un représentant d'une compagnie de téléphonie cellulaire l'a marqué.

Ce qu'il nous avait dit c'était clair, clair, clair, se souvient-il. Écoute, on n'est pas intéressés à faire de la business avec 50 000 personnes qui sont dispersées sur un énorme territoire. En d'autres mots, on est une business, on veut faire de l'argent.

À la recherche de solutions

Dans l'espoir de dénouer l'impasse, l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB), a créé un nouveau comité mixte sur le réseau cellulaire.

Ce comité rassemble des élus provinciaux et des représentants des associations municipales.

L'AFMNB a déjà fait savoir qu'un sommet avec l’industrie des télécommunications pourrait avoir lieu, dès cet automne, afin de trouver des solutions.

Malgré les nombreuses démarches infructueuses déjà entreprises par les élus du nord de la province, le maire de Bois-Joli, Mario Pelletier, ne baisse pas les bras.

Un homme.

Le maire de Bois-Joli, Mario Pelletier, fait partie d'un comité mixte créé récemment sur la question du réseau cellulaire.

Photo : Radio-Canada / Justin Fraser

M. Pelletier, qui est aussi premier vice-président de l'AFMNB, a bon espoir que le sommet de cet automne pourrait dénouer l'impasse.

Moi, je pense qu'avec la rencontre de cet automne, j'ai espoir qu'avec les compagnies qui vont assister à cette rencontre-là, il faut trouver des solutions à très très court terme, dit celui qui siège aussi au comité mixte sur le réseau cellulaire.

Ça prend peut-être bien plus de temps, mais l'important c'est de continuer de faire avancer le dossier, de se battre pour nos citoyens et citoyennes. On a été élu pour représenter le peuple.

Des marchands d'espérance?

Sans l'appui d'une législation musclée en matière de services cellulaires et face aux grandes entreprises qui fournissent les services, les élus municipaux sont-ils, en quelque sorte, des marchands d'espérance?

Nos politiciens sont probablement à la merci des grands fournisseurs. Ils essaient de faire ce qu'ils peuvent.

On garde toujours espoir, estime Denis Landry, qui a fait une longue carrière de député, ministre et maire. Mais, à un moment donné, espoir sur espoir... Ce ne sont pas les politiciens qui fournissent le service.

Gros plan sur les mains d'une personne manipulant un téléphone intelligent.

Plusieurs résidents des régions rurales savent où se trouvent les secteurs les plus propices aux communications à l'aide d'un téléphone cellulaire.

Photo : iStock

Le maire Pelletier nous accorde l'entrevue à l'aide de son téléphone cellulaire et la communication passe pourtant très bien. Mais, il précise qu'il s'est arrêté en route, non loin d'une tour.

On connaît les zones, on sait où sont les endroits propices... de A à Z.

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