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De plus en plus d'Albertains consacrent des dizaines d'heures et des milliers de dollars à transformer leurs garages résidentiels en véritables décors d'immersion à l'approche de la fête de l'Halloween le 31 octobre.
Pour ces passionnés de l'épouvante faite maison, la démarche dépasse la simple volonté de faire sursauter les passants : il s'agit d'une véritable aventure créative et théâtrale axée sur l'émerveillement des petits et grands visiteurs.
Dans le quartier d'Auburn Bay, dans le sud-est de Calgary, Alex Schultz, un jeune électricien de 19 ans, prépare le soir de l'Halloween depuis le mois d'août. Dans le garage de la propriété familiale, qu'il transforme pour la huitième année consécutive, il a conçu ce qu'il appelle un manoir hanté, structuré comme un labyrinthe.

Si Alex Schultz conçoit son parcours hanté dans le garage depuis 8 ans, sa passion remonte à l'enfance. Cela fait 13 ans qu'il amasse et collectionne des objets de l'Halloween.
Photo : Radio-Canada / Mantai Chow
Cette année, son installation combine plusieurs thématiques, allant des clowns inquiétants au cimetière, en passant par une station-service abandonnée.
C'est vraiment une passion en moi. J'adore l'Halloween, c'est la plus grande chose que je fais toute l'année.
Tout au long de l'année, il rassemble des décorations, achète du nouveau matériel et documente son travail sur les réseaux sociaux, comme YouTube et TikTok. Il a injecté environ 2000 $ cette année.

Pour donner l'illusion d'un vrai manoir, Alex Schultz a érigé de vraies structures de murs en bois à l'intérieur même du garage afin de forcer les visiteurs à traverser un dédale étroit.
Photo : Radio-Canada / Mantai Chow
L'accès à son installation demeure entièrement gratuit pour les visiteurs du quartier. Selon lui, le nombre a atteint près de 600 personnes l'an dernier.
Pour le jeune créateur, la réussite réside dans un équilibre entre frayeur et plaisir familial. L'objectif est d'offrir une expérience variée où tout le monde peut s'amuser, explique-t-il.
À Edmonton, l'art de l'illusion hyperréaliste
Du côté d'Edmonton, la passion prend une tournure quasi cinématographique avec Joshua Hanesiak, président de l'Association canadienne des amateurs de maisons hantées (Canadian Haunters Association).

Ayant commencé à concevoir des décors de l'Halloween dans son enfance à Anola, au Manitoba, Joshua Hanesiak peaufine désormais son installation d'Edmonton depuis le mois de septembre.
Photo : Radio-Canada / Mantai Chow
Cette année, il a construit dans son garage situé dans le quartier Lauderdale une crypte hyperréaliste mettant en scène de faux corps sur lesquels figurent des noms fictifs de ses proches.
Selon lui, la force d'un décor réussi repose sur l'atmosphère plutôt que sur les cris d'acteurs cachés dans le noir. Les gens pensent qu'il y a du monde autour et qu'il se passe quelque chose, mais ils se font peur tout seuls parce que le décor paraît tellement réel, souligne M. Hanesiak.

Avec son aspect de pierre tombale médiévale et ses grilles en fer forgé, la façade de la « Creepy Crypt » est presque entièrement constituée de panneaux de polystyrène recyclés qui étaient destinés à la décharge.
Photo : Radio-Canada / Mantai Chow
En tant que porte-parole de cette communauté de créateurs, il observe un engouement croissant pour ces attractions privées à travers le pays, au-delà du concept traditionnel de maison hantée.
Il ne s'agit pas seulement de savoir à quel point les gens peuvent crier fort [...] Il y a une dimension féerique et une créativité artistique, et je pense que le public commence vraiment à le réaliser, analyse-t-il.
Chacune de nos sections locales, nous en avons une dans presque chaque province, connaît une croissance d'environ 15 à 20 % par an, selon les sections, certaines plus que d'autres.
Un rassemblement communautaire soutenu par le voisinage
Cet engouement pour les attractions résidentielles gratuites attire chaque année des centaines de visiteurs et de familles déguisées le soir du 31 octobre. Selon les créateurs, ces projets reposent sur un solide esprit de quartier et l'enthousiasme manifeste des riverains.
Alex Schultz souligne que ses voisins l'encouragent vivement et lui permettent même d'utiliser une partie de leur terrain pour installer ses structures.
De son côté, Joshua Hanesiak constate que les familles du secteur attendent l'ouverture de sa crypte avec impatience d'une année à l'autre.

Joshua Hanesiak privilégie la récupération de matériaux bruts pour créer des décors cinématographiques à faible coût.
Photo : Radio-Canada / Mantai Chow
Et, comme par magie, ces métamorphoses résidentielles disparaîtront bientôt, redonnant à la rue son aspect habituel.
On démonte tout le 1er novembre, et ça nous prend généralement environ 8 heures pour tout démonter. [...] On démonte absolument tout et on range le tout dans l'entrepôt, rassure M. Hanesiak.
Avec les informations de Colleen Underwood


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