Se lever, prendre une douche, préparer le petit-déjeuner… La routine fait partie de notre quotidien, parfois même sans que nous nous en rendions vraiment compte. Que signifie-t-elle d’un point de vue psychologique ? Réponses.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • Suivez-vous une routine ? L’Académie française définit ce terme comme un « usage qui consiste à agir toujours de la même manière ». Une forme d’ « habitude qui exclut la nouveauté, la fantaisie ». Avec donc une répétition, quasi-automatique.Photo Adobe Stock

    Suivez-vous une routine ? L’Académie française définit ce terme comme un « usage qui consiste à agir toujours de la même manière ». Une forme d’ « habitude qui exclut la nouveauté, la fantaisie ». Avec donc une répétition, quasi-automatique.

    Photo Adobe Stock

  • Publicité
  • Pour Magalie Challet-Chauvel, psychologue à Angers (Maine-et-Loire), « les routines font partie intégrante de notre quotidien ».Photo Adobe Stock

    Pour Magalie Challet-Chauvel, psychologue à Angers (Maine-et-Loire), « les routines font partie intégrante de notre quotidien ».

    Photo Adobe Stock

  • À ses yeux, l’une de leurs premières missions est d’alléger notre charge mentale, au cours d’une journée souvent remplie de petites ou grandes décisions à prendre. « Les routines nous permettent de nous appuyer sur des repères familiers, de maintenir une certaine continuité. Et de ne pas avoir à mobiliser notre attention pour chaque chose que nous faisons ».Photo Adobe Stock

    À ses yeux, l’une de leurs premières missions est d’alléger notre charge mentale, au cours d’une journée souvent remplie de petites ou grandes décisions à prendre. « Les routines nous permettent de nous appuyer sur des repères familiers, de maintenir une certaine continuité. Et de ne pas avoir à mobiliser notre attention pour chaque chose que nous faisons ».

    Photo Adobe Stock

Suivez-vous une routine ? L’Académie française définit ce terme comme un « usage qui consiste à agir toujours de la même manière ». Une forme d’ « habitude qui exclut la nouveauté, la fantaisie ». Avec donc une répétition, quasi-automatique.

Pour Magalie Challet-Chauvel, psychologue à Angers (Maine-et-Loire), « les routines font partie intégrante de notre quotidien ».

À ses yeux, l’une de leurs premières missions est d’alléger notre charge mentale, au cours d’une journée souvent remplie de petites ou grandes décisions à prendre. « Les routines nous permettent de nous appuyer sur des repères familiers, de maintenir une certaine continuité. Et de ne pas avoir à mobiliser notre attention pour chaque chose que nous faisons ».

Un atout

Il s’agit donc de rendre certaines choses du quotidien, prévisibles. « Pour une prévisibilité qui peut être rassurante, notamment dans les périodes où on est fatigué, fragilisé », appuie la psychologue. Si les routines ne font bien sûr pas disparaître les difficultés, « elles ont de quoi rendre le quotidien un peu plus stable ».

Jusqu’à la contrainte ?

En revanche, nous n’avons pas toutes et tous le même rapport à l’imprévu. « Ce qui compte, ce n’est pas tellement la routine en elle-même mais la place qu’elle prend dans la vie de la personne », enchaîne Magalie Challet-Chauvel. Et d’ajouter : « elle peut devenir pesante lorsqu’on ne parvient plus à s’en écarter, lorsque le moindre changement provoque une inquiétude, un stress ».

Au point, par exemple, de compromettre la journée si le matin a été marqué du sceau de l’imprévu. Résultat : ce qui au départ est considéré comme un repère se mue en contrainte, chez des personnes qui ont le sentiment de ne plus pouvoir s’affranchir de telle ou telle routine.

Retrouver des marges de manœuvre

Dans pareille situation, une consultation psychologique peut s’imposer. « L’objectif est dans un premier temps de comprendre la fonction qu’occupent les routines. Puis dans un second, de voir comment retrouver de la souplesse ou faire autrement », décrit la psychologue. Et d’insister : « tout dépend vraiment de la demande du patient et de la souffrance engendrée, des éventuelles répercussions, sur sa vie sociale, sur son couple, etc. ».

Articles les plus lusMagazine Santé