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Publié le 18/09/2026 15:46
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Le chef de l'Etat s'est exprimé vendredi à l'issue d'une réunion avec les chefs de parti et candidats à la présidentielle.
Face à une situation internationale explosive et à ses conséquences sur le porte-monnaie des Français, notamment en matière de prix des carburants, la prise de parole d'Emmanuel Macron était attendue. Après avoir convoqué les chefs de parti et candidats à la présidentielle, vendredi 18 septembre, pour une réunion à l'Elysée sur ces sujets brûlants, le chef de l'Etat a fait des annonces lors d'une conférence de presse.
Protection face aux menaces "hybrides" venues de Russie, lutte contre la flambée des prix des carburants… Voici ce qu'il faut en retenir.
La préparation d'un "plan de protection de nos infrastructures critiques"
Le président de la République a fait savoir qu'il avait demandé au gouvernement de "préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques" face aux attaques "hybrides" russes. La "nature de l'agressivité russe et des menaces en Europe change", a prévenu Emmanuel Macron. Le plan de protection face à ces "attaques de drones" et cyberattaques concernera aussi les "sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense", a-t-il précisé.
"La menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France s'est intensifiée."
Emmanuel Macron, président de la République
à l'Elysée
"La volonté qu'il y a derrière [ces attaques russes], c'est nous intimider et c'est casser l'effort de soutien aux Ukrainiens. La conséquence sera le contraire", a martelé Emmanuel Macron, prenant l'exemple de la découverte d'un drone chargé d'explosifs à l'aéroport allemand de Leipzig, cet été. "Nous ne sommes pas intimidés parce que nous savons que se joue en Ukraine notre sécurité d'aujourd'hui et de demain."
Un G7 consacré à l'énergie convoqué "dans les prochaines semaines"
Emmanuel Macron a annoncé que la France allait convoquer une réunion du G7 consacrée aux "sujets énergétiques", qui se tiendra "dans les prochaines semaines", afin notamment d'"avancer sur une meilleure coordination sur les niveaux de stocks". Cette réunion devra permettre d'"éviter des tensions inutiles entre les pays du G7 et nos principaux partenaires", mais aussi de "reconsidérer les options de libération potentielle de stocks stratégiques".
Il a affirmé œuvrer pour sécuriser les approvisionnements en diesel et gaz, assurant que la France était "au bon niveau de stockage attendu et obtiendra pour cet hiver le remplissage des cuves". Le chef de l'Etat a également dit qu'il allait "saisir" dès vendredi la présidente de la Commission européenne sur la question du stockage de gaz au niveau européen, ainsi que "pour pouvoir accélérer toutes les flexibilités possibles pour baisser nos prix et la structure de nos prix de l'énergie".
Emmanuel Macron a par ailleurs chargé Sébastien Lecornu de "coordonner" les efforts de sécurisation des approvisionnements de la France, "d'électrification et de réduction de nos dépendances à ces hydrocarbures" et "d'accompagnement de nos compatriotes et des grandes filières économiques".
Le maintien d'aides face à la hausse des prix de l'énergie
Alors que "l'inquiétude (…) monte" dans le pays, Emmanuel Macron a rappelé que la hausse des prix des carburants est due au contexte géopolitique, et n'est pas "la conséquence de décisions gouvernementales". Elle "va continuer dans les prochaines semaines de rythmer la vie du pays", a-t-il prévenu.
"Nul n'ignore ce que vivent tant et tant de nos compatriotes depuis ces dernières semaines où le prix des carburants a fortement augmenté."
Emmanuel Macron, président de la République
à l'Elysée
Ainsi, le président de la République veut "traiter les causes" de la hausse des prix de l'énergie "avant de dépenser le maximum d'argent", ce qui se traduirait "soit en déficit accru, soit en impôts". Il a toutefois dit que les aides mises en œuvre seraient "évaluées" et "adaptées" pour mieux accompagner les Français. Vendredi matin sur TF1, le ministre de l'Economie a annoncé que l'aide gouvernementale sur les carburants ciblée sur les "gros rouleurs", initialement prévue jusqu'au 30 septembre, ne "s'arrêtera pas" à cette date. "Nous nous réunissons lundi autour du Premier ministre pour prolonger les aides", a poursuivi Serge Papin.
"La division nous rendra moins forts pour affronter ces crises", a suggéré Emmanuel Macron, en réponse à une question sur une possible résurgence de mouvements de contestation comme les gilets jaunes. "Les mobilisations sociales sont efficaces lorsqu'elles ont un débouché à la main du gouvernement", ce qui n'est pas le cas dans cette crise, a-t-il estimé.
Des réunions de "transparence" plus fréquentes en vue de l'élection présidentielle
Le chef de l'Etat a affirmé s'attribuer un rôle de "garant" d'ici à l'élection présidentielle du printemps, qui n'implique pas d'"être un commentateur de notre vie publique" en jugeant "si ceci ou cela est au niveau". Emmanuel Macron, qui a donc reçu vendredi matin les candidats à sa succession et les chefs de partis pour une réunion sur les crises qui menacent la France, a estimé qu'il était de son "devoir" de procéder à ce type "d'exercices de transparence" pour que les forces politiques soient bien informées. "Je l'organiserai autant de fois que j'estimerai que ce sera nécessaire et pertinent pour la qualité du débat démocratique", a-t-il promis.


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