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Ces élections sont les premières depuis le début de l’offensive à grande échelle lancée par Moscou en Ukraine en février 2022. Elles sont également organisées dans les territoires de l’est de l’Ukraine occupés et annexés par la Russie.
Les électeurs russes se rendent aux urnes vendredi 18 septembre au premier jour d’un scrutin législatif se déroulant jusqu’à dimanche et que devrait remporter le parti Russie unie de Vladimir Poutine, plus de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine.
Le vote pour renouveler les 450 sièges de la Douma est prévu pour durer jusqu’à dimanche 20 heures (heure de Paris) et les premiers résultats sont attendus dans la foulée. Ces législatives sont les premières depuis le début de l’offensive à grande échelle lancée par Moscou en Ukraine en février 2022. Elles sont également organisées dans les territoires de l’est de l’Ukraine occupés et annexés par la Russie.
Si l’issue de ces législatives fait peu de doute, la participation et le score des partis alternatifs seront scrutés par les analystes, dans un pays où l’expression de la dissidence est sévèrement réprimée par le pouvoir.
« Répression systématique »
L’Union européenne a dénoncé des élections se déroulant dans un climat de « répression systématique et institutionnalisée » tandis qu’une instance d’opposants russes auprès du Conseil de l’Europe a qualifié le scrutin de « simulacre ».
Face à Russie unie, seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine – les communistes du KPRF, les nationalistes du LDPR, les conservateurs de Russie juste et les libéraux du parti Nouvelles Personnes – ont été autorisées à concourir.
Iabloko, le seul parti frontalement opposé à la guerre en Ukraine, a d’abord été autorisé à participer au scrutin avant d’en être privé par la justice au mois d’août.
Rencontrée à la sortie d’un bureau de vote du centre de Moscou, Natalia, une juriste de 36 ans, a déclaré à l’Agence France-Presse avoir voté pour les candidats de Russie unie, car elle aspire à « la stabilité et à une vie paisible ». « Je pense que les gens sont satisfaits », a-t-elle ajouté. Une autre électrice, Lioubov, 55 ans, soutient « pleinement l’opération militaire spéciale », le terme en vigueur pour qualifier la guerre en Ukraine. Elle se montre toutefois critique à l’égard de certaines politiques sociales, regrettant le relèvement de l’âge de la retraite.
Milliers de morts et de blessés
Lors d’une brève allocution télévisée mercredi soir, Vladimir Poutine a incité ses concitoyens à voter pour « soutenir [les] combattants » engagés en Ukraine et montrer que les Russes sont « unis ». M. Poutine, au pouvoir depuis plus d’un quart de siècle, a voté électroniquement vendredi après-midi, selon des images de la télévision publique.
Le scrutin servira de marqueur à l’agacement de la population face à un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés et qui ne cesse de miner le quotidien des Russes, y compris ceux qui vivent à des centaines de kilomètres de l’Ukraine.
Kiev multiplie les frappes de longue portée contre les infrastructures énergétiques et les entreprises privées, notamment les géants de l’e-commerce Wildberries et Ozon, provoquant des morts parmi la population civile, des pénuries d’essence et des milliards de roubles de dégâts matériels.
Ecartée du scrutin, l’opposition en exil a appelé tous les « Russes opposés à la guerre » à voter contre le parti de Vladimir Poutine le même jour à la même heure, le 20 septembre à midi, pour montrer leur nombre.
Autre sujet qui pèse sur ces élections : la crainte d’une nouvelle mobilisation sur le modèle de la « mobilisation partielle » de 300 000 réservistes en septembre 2022. Depuis que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que cette mesure serait annoncée « à l’automne », après les législatives, son homologue russe et son entourage ont réfuté à de multiples reprises ce « scénario », très impopulaire jusque dans les cercles dirigeants à Moscou.
Le Monde avec AFP


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