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Le Rassemblement national demande «solennellement» au gouvernement de présenter un projet de budget rectificatif intégrant une baisse de la fiscalité sur les carburants et des mesures d'économies pour la compenser, a déclaré Thomas Ménagé, porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale, ce dimanche 5 avril sur France 3.
Son parti plaide depuis le début de la guerre au Moyen-Orient pour que l'État renonce à certaines de ses recettes fiscales pour contrer l'envolée des prix des carburants provoquée notamment par le quasi-blocage du détroit d'Ormuz. Option jusqu’alors écartée par l’exécutif.
Un coût de 10 milliards d’euros
Selon le député du Loiret, le RN propose une baisse de manière «pérenne» de la TVA sur les carburants qui passerait de 20% à 5,5%, ce qui devrait avoir un coût budgétaire qu'il estime à 10 milliards d'euros. Il préconise également une réduction «temporaire» des accises sur les carburants. En revanche, a dit Thomas Ménagé, le RN écarte l'option d'un blocage des prix, mise en place par certains pays, car elle priverait les raffineurs d'«une marge minimum» et pourrait entraîner des pénuries.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu a jusqu'ici opté pour des mesures ciblées et limitées d'aides aux professions les plus touchées par la hausse des prix des carburants, au nom du sérieux budgétaire. Il a aussi cherché à tordre le cou aux idées selon lesquelles l'État s'enrichirait sur le dos des consommateurs grâce à un surplus de recettes fiscales.
Selon le ministre des Comptes publics David Amiel, la hausse des recettes fiscales sur les carburants de 270 millions d'euros est compensée par le financement des mesures de soutien et la hausse des taux d'intérêt sur la dette. Il a souligné la dégradation de la situation budgétaire et indiqué que le gouvernement procéderait à des annulations de crédits.


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