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Erling Haaland fait partie des grands joueurs qui ont marqué la dernière Coupe du monde, même si la Norvège s’est arrêtée en quarts de finale. On retiendra de lui ses sept buts, son talent, sa force digne d’un Viking mais aussi… son sens du style. Début juillet, le sportif a dégoté dans la boutique Wild Bills Western, à Dallas, le fameux raton laveur empaillé avec lequel il est descendu de l’avion à Oslo. Il en a profité pour s’acheter également des bottes de cow-boy et des chapeaux assortis. Un look immédiatement posté sur son Instagram.
Avec ces nouvelles chaussures, la star norvégienne est entrée de plain-pied dans la Cowboy Era. Plusieurs personnalités avaient déjà franchi le pas cette année: le chanteur Bad Bunny est arrivé début juillet à la Fashion Week de Paris avec des santiags noires assorties à un costume Schiaparelli couleur crème. En février, l’acteur Colman Domingo portait des bottes de cow-boy tricolores (orange, rouge et marron) signées Louis Vuitton, comme le rappelle le quotidien allemand Die Welt.
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Tout cela n’impressionne sans doute pas les fans de western et de musique country, habitués à chausser les fameux souliers au bout recourbé vers le haut et au talon biseauté. L'industrie du luxe a déjà investi le créneau, depuis plusieurs saisons. Miu Miu, Fendi ou encore Chanel ont présenté sur les podiums leurs dernières créations d’inspiration far west, principalement destinées aux femmes. La tendance remporte un franc succès et il n’est pas rare de voir poindre une paire de santiags dans les garde-robes branchées des jeunes femmes. À Hambourg, la robe volante courte se porte désormais avec ces chaussures d'origine mexicaine.
Un classique qui se réinvente
L’idée de réinterpréter ce classique n’est pourtant pas venue de la génération Z. La princesse Diana se promenait déjà sur les terrains de polo dans un look décontracté alliant jean et bottes de cow-boy. Elton John, lui, montait sur scène avec sa paire Versace ornée d’énormes boucles dorées tandis que, en 2005, Jessica Simpson dansait dans le clip These Boots Are Made For Walking, les pieds emmitouflés dans des santiags rouge vif. Au fil des années, ces godasses ont donc obtenu les faveurs de célébrités pourtant bien éloignées de la culture cow-boy.
Aujourd’hui, les santiags ont le vent en poupe auprès des hommes. La chaussure, inventée au XIXᵉ siècle, a été initialement pensée pour offrir un meilleur maintien dans les étriers. Sa tige haute facilitait l’enfilage et le retrait. À l'heure où l’on débat de la masculinité toxique, les bottes de cow-boy pourraient sembler désinvoltes et venues d’une autre époque. Pourtant, des hommes comme Bad Bunny, Colman Domingo ou Erling Haaland s’amusent avec les couleurs et les formes, incarnant une image masculine bien loin de la virilité stéréotypée.
Sur le continent américain, les santiags sont largement répandues, utilisées notamment comme chaussures de travail. «Elles symbolisent à la fois le travail et les loisirs, la liberté et la domination, la tradition et la création», peut-on lire sur le site web du Bata Shoe Museum de Toronto, où se tient une exposition sur leur histoire.
Si ces pompes ont vu le jour dans le sillage de l’industrialisation, elles ont également été sublimées par l’artisanat. Avec leur talon, elles permettent aux hommes de jouer avec la taille –une possibilité plutôt exploitée par les femmes jusque-là. À l’image du jean, les bottes de cow-boy sont passées du statut de vêtement de travail à celui de classique unisexe. Deviendront-elles un accessoire branché pour les occasions plus formelles? Les stars, elles, n’ont plus besoin d’être convaincues.





























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