En plein mouvement de contestation des lycéens, la France reste l’un des rares pays occidentaux où les forces de l’ordre emploient des lanceurs de balles de défense (LBD) lors de manifestations politiques. Comme à l’époque des Gilets jaunes au début des années 2020, ces flash-balls cristallisent les débats sur les violences, dont policiers et manifestants se renvoient la responsabilité. D’autant que, depuis la fin de septembre, des tirs ont entraîné de graves blessures chez plusieurs participants aux mouvements de jeunesse.
Un adolescent de 16 ans a ainsi perdu son œil droit à Tours. Un autre, à Argenteuil, au nord de Paris, a subi de graves lésions au visage. L’IGPN, la police des polices, annonce ouvrir des enquêtes. Interpellé par l’opposition de gauche, le gouvernement suspend l’utilisation des grenades assourdissantes, après qu’un jeune de 15 ans a eu la main arrachée à Lens, dans le Nord. Mais le LBD reste intégré à la panoplie des policiers.


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