Ces dernières années, plusieurs institutions culturelles suisses ont traversé des crises de gouvernance révélées par la presse avant que leurs organes de surveillance n’en mesurent la portée. La grande majorité d’entre eux exercent pourtant leur mandat avec sérieux. Les cas négatifs, symptomatiques d’un problème structurel, doivent enseigner, non discréditer un secteur.
Ce qui frappe: ces conflits tournent presque toujours autour du pouvoir, non de l’occasion de faire évoluer les structures et le dialogue entre instances. Face à la crise, la réaction est presque toujours la même: d’abord un audit, puis des contrôles – un sparadrap sur une jambe de bois. La vraie faiblesse n’est pas un manque de règles, mais une carence relationnelle avec ceux qui surveillent. Nos institutions confient souvent leur gouvernance à des conseils bénévoles, choisis moins pour leurs compétences en gouvernance que pour leur représentativité ou notoriété, alors que gouverner demande des compétences spécifiques et croissantes.


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