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Le Nouveau-Brunswick doit mieux protéger ses terres agricoles, juge le vice-président jeunesse de l'Union nationale des fermiers, Alexis Légère, propriétaire de la ferme Les racines Légère dans la région de Caraquet.
Présentement, il y a juste le programme PITA qui identifie et offre une certaine protection à ces terres-là, déplore Alexis Légère au cours d’une entrevue mardi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.
L’inscription des agriculteurs au Plan d'identification des terres agricoles (PITA) du ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick est volontaire. Environ 4 % des terres agricoles de la province sont inscrites, selon le ministre Pat Finnigan.

Une terre agricole en jachère.
Photo : Radio-Canada / Aniekan Etuhube
Le PITA permet aux agriculteurs de reporter le paiement de l’impôt foncier provincial sur les terres et bâtiments agricoles ainsi que le paiement d’une partie de l'impôt foncier municipal ou local.
C’est une certaine forme de protection des terres agricoles, estime Alexis Légère, puisque les propriétaires doivent rembourser les impôts fonciers reportés ainsi que les intérêts si leur terre est retirée du programme.
Pour une protection renforcée
Alexis Légère collabore avec Caraquet et la Commission de services régionaux de la Péninsule acadienne pour répertorier les terres agricoles de sa région dans l’optique de mettre une zone qui permettrait de les protéger.
Rien n’empêche à l’heure actuelle qu’un conseil municipal change le zonage d’une terre agricole pour qu’elle serve à autre chose.
Il faudrait une loi provinciale avec un peu plus de mordant qui fait que ces terres-là resteraient effectivement agricoles.
Considérant le problème tout de suite qu’on a avec l’étalement urbain dans plusieurs régions et le peu de terres agricoles qu’on a présentement, on ne peut pas se permettre d’en perdre plus, c’est-à-dire qu’il faudrait une réelle protection, pas juste une base volontaire, affirme Alexis Léger.
Une réforme du PITA est cours
Plusieurs municipalités sont devenues responsables du zonage de terres rurales dans le cadre de la réforme de la gouvernance locale. Certaines ne savaient même pas qu’elles comptaient désormais des terres inscrites au PITA, selon le ministre Pat Finnigan.

Pat Finnigan, ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Il reconnaît que rien n'empêche à l’heure actuelle que quelqu’un paie les impôts reportés pour retirer une terre agricole du PITA afin de l’exploiter à d’autres fins que l’agriculture.
Il ajoute que le PITA fait l’objet d’une révision complète pour qu’il protège mieux les terres agricoles. Son ministère, selon lui, consulte toutes les parties prenantes, y compris les municipalités.
Nous travaillons avec elles pour nous assurer qu'elles tiennent compte de la présence de terres agricoles et que leur aménagement doit protéger ces terres. Elles doivent être conscientes que ces terres sont là pour les prochaines générations d'agriculteurs et qu'elles doivent chercher ailleurs pour se développer si elles le peuvent, explique le ministre Finnigan dans une entrevue accordée à la journaliste Raechel Huizinga de CBC.
La superficie totale des fermes au Nouveau-Brunswick a diminué de 84 % de 1921 à 2021, selon Statistique Canada.


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