C’est l’heure de faire les valises pour l’équipe de Suisse, au terme d’un long et beau voyage, une fierté et un sentiment de frustration en suppléments de bagage. La Nati atterrira mardi matin à Zurich, où elle rencontrera ses supporters aux environs de midi, Turbinenplatz. Le soir, débuteront les demi-finales, sans elle. Etre passé si près est à la fois un accomplissement et un inachevé. «Lorsque nous parlions d’aller un jour en demi-finale d’un grand tournoi, cela semblait utopique, mais cette Coupe du monde nous a prouvé que c’était possible», a retenu dimanche à Kansas City, lors d’une conférence de presse organisée par l’Association suisse de football, Pierluigi Tami, directeur des équipes nationales de l’ASF, encore sous le coup de la déception.
Ce n’était plus qu’un rêve lorsque la Suisse s’est retrouvée à dix contre onze, samedi en quart de finale contre l’Argentine, après l’expulsion de Breel Embolo pour un second carton jaune, pour une simulation signalée par la VAR. Il n’y a pas de grande épopée footballistique sans l’amertume et la polémique d’une décision arbitrale. Un commercial de la FIFA pourrait vous dire même que le sentiment d’injustice est vendu dans le package et l’expérience client. Les conditions de cette expulsion, plus que les fautes ayant conduit à la décision, vont nourrir longtemps le ressentiment de la Nati, hanter les nuits de ses supporters, et nourrir la légende tumultueuse de la Coupe du monde.


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