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DÉCRYPTAGE - La création d’un Conseil national du renseignement a été votée par le parlement, sous l’impulsion de la Première ministre Sanae Takaichi. Plus qu’une simple restructuration institutionnelle, cette réforme révèle une rupture dans l’atmosphère politique du pays.
Passer la publicitéC’est la première étape d’un programme ambitieux, érigé par la première ministre Sanae Takaichi au rang de priorité nationale. Le parlement japonais a adopté fin mai une loi actant la création d’un «Conseil national du renseignement.» Les dirigeants japonais plaidaient pour une refonte en profondeur de leurs capacités en renseignement depuis plus d’une vingtaine d’années, mais jusqu’à présent sans pouvoir rassembler la majorité leur permettant de lancer cette réforme. Un domaine longtemps tenu pour déficient au point que certains qualifiaient l’archipel de «paradis des espions».
Le texte a recueilli non seulement le soutien de la coalition gouvernementale qui en était l’initiatrice, mais également l’adhésion d’un parti d’opposition, fragilisant du même coup le bloc adverse. Double victoire, donc, pour un exécutif qui engrange sur ce dossier autant un succès législatif qu’un succès politique.
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Le Conseil sera mis en place dès le mois de juillet. Sa vocation première est de mettre fin au dispersement…


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