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Le maire de Saguenay, Luc Boivin, a dévoilé sa liste d’épicerie en vue du scrutin provincial du 5 octobre prochain.
Il a dressé sa liste de demandes en conférence de presse mardi matin en compagnie des présidents des trois arrondissements de la Ville. Les priorités ont été présentées en fonction de cinq axes, soit les infrastructures, le développement économique, le transport et la mobilité durable, l’itinérance ainsi que le logement abordable.
Les projets de complexe aquatique à Chicoutimi, d'entretien de l'église Sainte-Thérèse à Jonquière, et de la reconversion de l’église Saint-Édouard à La Baie en bibliothèque sont notamment ciblés par les élus de Saguenay.
Le maire a rappelé que Saguenay était l’une des plus importantes villes du Québec, la 8e en termes de population avec quelque 151 972 citoyens, selon les chiffres officiels, mais qui a aussi des défis par l’immensité du territoire qui est près de trois fois celle de l’île de Montréal.

Le maire Luc Boivin photographié aux côtés du président de l'arrondissement de Jonquière, Carl Dufour, et celui de l'arrondissement de Chicoutimi.
Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa
La Ville souhaite une mutualisation des infrastructures, soit un partage d’équipements ou de services d’organisations aux besoins comparables. Le maire a cité en exemple les besoins pour le Service de police de Saguenay et la Sûreté du Québec, qui pourraient utiliser le même poste de commandement, des salles de tir et des équipements motorisés.
Des subventions mieux adaptées
La Ville invite aussi le prochain gouvernement à réfléchir à la manière dont les enveloppes budgétaires sont distribuées. La Ville souhaite gérer certains actifs par enveloppe attribuée à l’ensemble d’un réseau. Cela permet de répondre rapidement aux demandes, de prioriser selon l’état réel des bâtiments et d’éviter la gestion au cas par cas, lourde et souvent trop tardive, explique la Ville dans son document remis aux médias.
Arrêtez de gérer aux petits programmes des enveloppes banales. Par exemple, le plan climat, nos équipes ont travaillé fort, le précédent conseil a monté un document pratiquement finalisé. On l’a déposé avec 17 projets et j’ai dit enfin, on va aller chercher des programmes. On aurait pu aller chercher des millions, mais on est allé chercher 447 000 $ et le plan climat a coûté 357 000 $. Donc on a tout fait ça pour 90 000 , a donné en exemple le maire Luc Boivin lors de la conférence de presse.
Par rapport au financement, Saguenay espère que les programmes de subventions seront adaptés selon les réalités régionales. Plusieurs programmes d’infrastructures demeurent conçus pour les grands centres métropolitains ou les petites municipalités, sans tenir compte des villes à faible densité couvrant un vaste territoire, indique la Ville.
La Ville rappelle que Trois-Rivières a obtenu une subvention de 26,8 millions de dollars pour la construction du Colisée Vidéotron alors que Saguenay attend toujours de recevoir sa part pour la modernisation du Centre Georges-Vézina, dont les travaux sont évalués à au moins 30 millions.
Le maire a par ailleurs répété que Saguenay attend une autorisation de Québec pour obtenir du fédéral un financement à la hauteur de 90 % pour une solution permanente qui réglerait le problème des composés perfluorés (PFAS) à La Baie. Le décret est attendu depuis avril.
Ce décret n'exige aucun dollar de la part du Québec, seulement une autorisation. Un exemple concret d'un critère administratif devenu un frein plutôt qu'une protection. Il faut moderniser la loi M-30 pour la simplifier, notamment quand l’entente se fait entre le palier gouvernemental fédéral et municipal, précise le document municipal.
Selon Saguenay, la solution la plus probable serait l’agrandissement de l’usine de filtration de Chicoutimi.
Le dossier de Port Saguenay parmi les priorités
Si le maire de Saguenay n’a jamais caché ses ambitions économiques pour sa Ville, Luc Boivin a rappelé qu’il aura besoin de l’appui du gouvernement du Québec dans sa quête.

Ce train du Roberval-Saguenay, propriété de Rio Tinto, circule sur la voie ferrée menant au port de Saguenay.
Photo : Radio-Canada / Pascal Girard
Il veut notamment une accélération de l’attribution des blocs d’énergie nécessaires par Hydro-Québec pour inciter des entreprises à s’implanter dans la zone industrialo-portuaire du port de Saguenay. Le dossier fait du surplace depuis quelques années, malgré plusieurs annonces et travaux amorcés au cours du mandat du gouvernement de la CAQ.
Il souhaite également que le projet de Corridor du Nord, lequel passerait sur le territoire de Saguenay, soit priorisé par le prochain premier ministre dans un contexte où plusieurs politiciens militent pour mieux développer la souveraineté canadienne.


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