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Prendre soin de la santé psychologique des policiers est une nécessité selon l'Association des directeurs de police du Québec (ADPQ), qui a présenté lundi la campagne « Protégeons ceux qui nous protègent ».
Dans cette campagne, des témoignages poignants de policiers sous forme de capsules vidéos permettent au grand public de mieux comprendre la réalité de leur métier, surtout en ce qui a trait aux conséquences psychologiques de certaines scènes violentes.
D’après les travaux de la Chaire de recherche UQTR-École nationale de police du Québec, jusqu’à 90 % des policiers de la province sont confrontés à des événements traumatisants au cours de leur carrière, et près de 18 % risquent de développer un trouble de stress post-traumatique.
Ce n'est pas toujours simple d'admettre qu'on a besoin d'aide, comme le souligne la directrice générale de l’ADPQ, Manon Ouellet.
C’est plus fréquent, c’est plus présent. Nos policiers sont de plus conscients des enjeux de santé mentale et de l’impact que ça peut avoir sur eux, relate la directrice.
Ils en parlent un peu plus entre collègues, des fois entre conjoints et conjointes, dépendamment de la capacité du policier à se livrer. Ce n’est pas toujours évident, admet-elle.
Selon la directrice générale, le tabou est encore présent, mais son organisation continue à y travailler, notamment en lien avec le ministère de la Sécurité intérieure.
Mme Ouellet insiste sur l'importance de développer des ressources spécialisées et adaptées aux défis uniques de la profession pour épauler les agents au quotidien. Elle note par exemple que certaines organisations policières font appel à des psychologues.


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