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La région métropolitaine de Vancouver comptait plus de 5100 logements neufs invendus au mois d'août, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement.
Au mois de juin, ce chiffre était d'environ 5400, soit un sommet et une hausse de 75 % par rapport au même mois de l'année précédente. Une grande majorité de ces logements invendus sont des appartements.
Nous n’avions pas vu ce nombre de condos construits et invendus depuis 36 ans, soit depuis que nous tenons des registres de manière active, souligne Andy Yan, directeur du programme d’urbanisme de l'Université Simon Fraser. Ces logements vacants sont situés majoritairement à Coquitlam, Burnaby et Richmond.
Un marché en évolution
Le marché immobilier est vraiment différent aujourd’hui qu’il l’était il y a cinq ou six ans. Quand ces projets ont été lancés, la situation était très dynamique, l'optimisme régnait, note Michael Geller, consultant et promoteur immobilier.
Entre la hausse des taux d’intérêt hypothécaires et la croissance démographique, qui demeure assez stable, Andy Yan dit que plusieurs facteurs expliquent le nombre de condos neufs qui demeurent invendus. C’est une combinaison de l’offre et de la demande ainsi que des mesures financières qui ont changé significativement dans les cinq dernières années et qui a transformé le marché des condominiums.
Une économie aussi étroitement liée au développement de l’immobilier résidentiel pose des défis majeurs et persistants, non seulement sur la question de l’abordabilité, mais aussi sur la vitalité économique de la région et de la province.
Michael Geller note que la mise en place de nouvelles taxes gouvernementales a aussi impacté le marché.
Lorsque la taxe sur les acheteurs étrangers et la taxe provinciale sur la spéculation et l'inoccupation ont été mises en place, cela a considérablement impacté le marché. Cela signifie que nous ne pouvions plus vendre à ceux qui pourraient vouloir une deuxième propriété. Il souligne que plusieurs logements restés vacants sont le type de projet immobilier qui attire ce type d’acheteur.
Un grand nombre d'invendus sont des logements de luxe, remarque Michael Geller. Ils ne fourniront jamais les logements abordables dont nous avons besoin [...] Beaucoup de ces appartements en vente ont été pensés pour des investissements, et ces investisseurs ne sont plus dans les environs.
À Burnaby et Vancouver, environ 80 % de ces condos coûtent plus de 1 million de dollars, précise Andy Yan. Il note que les investisseurs représentaient près de 50 % des acheteurs de ce type de logement.
Les prix varient peu
Andy Yan souligne qu’en débit de la baisse des ventes, peu de variation sur les prix a été observée. Nous n’avons pas vu une adéquation en fonction de ce que les ménages locaux peuvent se permettre.
Michael Geller reconnait qu’en baissant les prix de manière significative, ces appartements finiraient par être vendus. Si on baisse les prix de certaines unités, vous impactez la valeur de tous les logements qui ont déjà été vendus et de ceux qui restent à vendre, note-t-il.
Andy Yan rappelle que ceux qui ont acheté un appartement en prévente dans le même bâtiment demeurent responsables de son financement, même si celui-ci a perdu de la valeur. Leurs banques ou leurs prêteurs peuvent être uniquement prêts à financer la valeur actuelle de l’unité, plutôt que le montant qu’ils doivent payer, affirme le professeur, qui dit que cela met une pression importante sur ces derniers.
Avec des informations de Tanya Fletcher


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