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Warner a redonné son lustre au long-métrage baroque et provoc du Britannique Ken Russell, en y adjoignant des séquences quasi invisibles depuis cinquante ans. La section Cannes Classics le projette jeudi.
Louis Chauvet, le grand critique d’alors du Figaro, savait manier l’euphémisme. « Le film s’adresse aux seuls spectateurs avertis et dûment prévenus », écrivait-il après avoir vu Les Diables, en 1971. Prévenus ? Le journaliste donne peu de détails sur ce qui choque. Au long d’une critique judicieuse, il salue les qualités d’un film « virulent et vénéneux » et regrette un « réalisme sadomasochiste qui n’est jamais de bon aloi ». Le critique jugeait une version tronquée du brûlot réalisé par le Britannique Ken Russell (1927-2011). Contrairement aux festivaliers cannois qui vont le découvrir en intégralité, jeudi soir, à travers un montage quasi inédit.
« Je suis tombé des nues à son visionnage », confie Gérald Duchaussoy, le responsable de la section Cannes Classics, qui projette les copies restaurées de films cultes ou de pépites oubliées. Pas tant en raison du caractère blasphématoire du film, mais plutôt pour « l’énergie et le rythme déployés, le montage en forme…


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