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Plusieurs associations féministes mais aussi les syndicats avaient demandé auprès du ministère de l’Intérieur l'interdiction du mouvement identitaire à cette marche organisée le 8 mars, journée internationale des droits des femmes.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 15:25 | mis à jour aujourd'hui à 16:49 - Temps de lecture :
Le collectif d'extrême droite Némésis a annoncé ce jeudi qu'il ne sera pas présent à la manifestation parisienne du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, et qu'il organisera son propre rassemblement. « Pour le 8 mars 2026, le collectif Némésis organise un hommage aux victimes, en remplacement de son cortège habituel dans la manifestation Nous Toutes », a indiqué sa présidente Alice Cordier. La manifestation féministe et syndicale est prévue de la place Stalingrad à celle de la République à partir de 14 heures.
« À l'appel du collectif Némésis » se tiendra aussi « un rassemblement statique place Jean Lorrain », dans l'ouest de la capitale, une décision prise à l'issue d'un « dialogue avec les organisateurs des différents rassemblements [...] afin de concilier la liberté de manifester et la sécurité de l'ensemble des publics », a précisé la préfecture de police (PP) de Paris.
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« Des intrusions répétées de militantes de Némésis »
La PP avait reçu mercredi des associations qui avaient demandé, dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez jeudi dernier, l'interdiction de ce collectif identitaire à la manifestation. Les signataires de la lettre ouverte - la CGT, la CFDT, l'Unsa, Solidaires, la FSU, le Planning familial ou encore Osez le féminisme - avaient souligné que, depuis plusieurs années, les manifestations organisées pour le 8 mars sont « perturbées par la participation de Némésis ». Le collectif Osez le Féminisme a dénoncé ce jeudi « les intrusions répétées de militantes de Némésis dans des rassemblements, des manifestations et des événements féministes », leurs « accointances avec des groupuscules identitaires » et une « instrumentalisation du discours féministe à des fins racistes » qui est, selon l'organisation, « la définition du fémonationalisme ».
« La situation politique demandait à ce que nos demandes soient entendues. On reste prudentes. On n'est pas à l'abri que d'autres groupes du même type de Némésis veuillent s'approcher de nos manifestations », a réagi Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), qui fait partie des organisateurs de la manifestation parisienne de dimanche. « On veut pouvoir manifester sur nos propres mots d'ordre et valeurs », a-t-elle ajouté.
Mi-février à Lyon, le militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, âgé de 23 ans, est décédé après avoir été violemment frappé. Il était venu assurer la sécurité de militantes de Némésis qui manifestaient contre la venue de l'eurodéputée LFI Rima Hassan pour une conférence à Sciences Po Lyon. Six hommes soupçonnés de l'avoir frappé à mort ont été mis en examen pour « homicide volontaire » et un assistant du député LFI Raphaël Arnault pour « complicité ».


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