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Quelques semaines après l’annonce de réductions budgétaires à Parcs Canada et la menace de fermeture de postes à travers le pays, le sujet a été abordé à la Chambre des communes. Trois députés bloquistes demandent au gouvernement Carney de revenir sur ses pas.
Alors que le financement de l’agence fédérale doit diminuer de 145 millions de dollars sur trois ans, plus de 500 postes pourraient être réduits d'un océan à l'autre, dont 95 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Sur la Côte-Nord, une cinquantaine d’emplois sont potentiellement menacés et près d’une vingtaine sont visés en Mauricie.
Vendredi matin, lors de la période des questions, les députés des trois régions concernées, Alexis Deschênes, Marilène Gill et Yves Perron, ont talonné le porte-parole du gouvernement.

Le parc national Forillon, en Gaspésie, est l'un des lieux où les emplois sont les plus menacés. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Ottawa ne recule pas
Selon le député gaspésien et porte-parole adjoint du Bloc québécois, Alexis Deschênes, la menace de coupe est une insulte à l’histoire de la Gaspésie.
Lundi, au parc national de Forillon, l’élu rencontrait les employés et les descendants de familles expropriées.
Des libéraux ont exproprié ces gens, pour qu'ensuite d'autres libéraux suppriment les emplois et réduisent les services. Est-ce que le gouvernement va infirmer cette décision condamnable?

Lundi, Alexis Deschênes, rencontrait des descendants de familles expropriées de Forillon. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
Quelques secondes plus tard, la députée de Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan a ajouté ses préoccupations. Imaginez dans l'archipel de Mingan, il n'y aura plus de garde de parc, a soufflé Marilène Gill, plus personne ne protègera la nature ou ne luttera contre le braconnage.
À son tour, elle demande au gouvernement de la transparence et du temps.

Sur la Côte-Nord, une cinquantaine d'employés sont touchés par la restructuration de Parcs Canada. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard
Parcs Canada modernise présentement ses programmes et services afin d'offrir la meilleure valeur à la population canadienne et d'assurer sa viabilité à long terme, a répondu le porte-parole du gouvernement, Yasir Naqvi.
Cette période de transition entraîne des ajustements. Parcs Canada poursuivra son mandat de conservation, de services aux visiteurs et de la protection des lieux qui lui sont confiés, en collaboration avec ses partenaires, incluant la Gaspésie.

Yasir Naqvi est secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international et du secrétaire d’État. C’est lui qui répondait lors de la période de questions, vendredi matin. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Justin Tang
Un Canada Fort, à quel prix?
Pendant trois périodes au cours des dernières années, le gouvernement a mis en place le passeport « Un Canada Fort ». Celui-ci permettait aux visiteurs de bénéficier d’un accès gratuit et des nuitées à prix réduit pour les sites de Parcs Canada.
Selon le Bloc québécois, le coût de cette initiative aurait coûté plus cher que le montant de ce qui doit être économisé.
Des postes seront coupés, de bons emplois en région, tout ça pour économiser 145 M$ alors que le premier ministre a donné 150 M$ de passes gratuites dans les parcs depuis son élection pour se jouer le Canada fort!, a dénoncé le député de Berthier—Maskinongé, Yves Perron.

Yves Perron est le whip en chef du Bloc québécois. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld
En réponse, Yasir Naqvi a salué le travail et le dévouement des fonctionnaires fédéraux, avant d’expliquer la stratégie d’Ottawa. Nous devons continuer à protéger la nature, l'environnement et la préparation aux situations d'urgence au Canada, a-t-il répondu.
Toutes les modifications que nous apportons visent à renforcer le système d’indépendance des Canadiens.

Lundi, l'Alliance de la Fonction publique du Canada tenait une conférence sur la situation au Parc national Forillon.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
Si Alexis Deschênes ne se dit pas satisfait de la réponse du gouvernement, il indique que ce n’est qu’une première étape.
La réponse qu'on attend, c'est : "vous avez raison, on s'est trompé, on recule." Mais de mettre le sujet à l'ordre du jour de la Chambre des communes, de forcer le gouvernement à réagir là-dessus, c‘est un des outils qu’on a, nous, le Bloc québécois, commente-t-il.
Par écrit, Parcs Canada précise que la réception d’une lettre ne signifie pas nécessairement qu’un employé perdra son emploi. Au fur et à mesure que l’organisation déterminera les secteurs d’activité qui seront interrompus ou réduits, certains postes resteront tels quels, d’autres changeront et d’autres seront abolis. Au cours des prochaines semaines, des décisions seront prises pour tous les postes évalués, explique l'agence fédérale.
D’ici là, les chiffres sur le réaménagement des effectifs communiqués par Parcs Canada resteront globaux. Les détails supplémentaires seront partagés une fois que le processus de réaménagement des effectifs sera terminé.


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