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PORTRAIT - Javier Ambrossi et Javier Calvo, surnommés Los Javis, triomphent avec leur fresque ambitieuse et baroque sur fond de guerre d’Espagne. Mais ils partagent leur prix avec Pawel Pawlikowski et son magnifique Fatherland.
Jeudi 21 mai au soir, les vingt minutes d’ovation à l’issue de la projection officielle de La bola negra étaient déjà un indice, juste avant la publication des critiques élogieuses des journalistes qui avaient découvert le film un peu plus tôt dans la journée. « De Javier Ambrossi et Javier Calvo, on n’attendait rien. Ils nous offrent tout », écrit Éric Neuhoff dans Le Figaro quand d’autres lancent leurs qualificatifs louangeurs : « Éblouissant », « caliente », « un diamant »…
Projeté à la toute fin du festival, La bola negra est apparu comme une fresque intime et baroque sur fond de guerre civile espagnole convoquant le grand poète national Federico Garcia Lorca, assassiné par les phalangistes en 1936, et a réveillé bon nombre de festivaliers déjà fatigués. « Il faut les voir brasser les époques, changer de style, prendre des chemins détournés et toujours retomber sur leurs pieds. 1932, 1937, 2017, l’Espagne est là, dans tous ses états », écrit encore Éric…


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